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Mais qu’est-ce qui fait courir Gilles Poizat ? L’homme est aussi insaisissable que sa musique. Trompettiste de formation (il en reste des traces sur Lentement ou Major Quality), joueur de kora pour des artistes africains, le songwriter a finalement choisi la guitare pour assoire sa musique dans une position pour le moins bancale. Poizat a des micro-vertiges et des flottements et on le comprend. L’homme est un esprit libre, un franc-tireur qui peut dégoupiller une bombe punk noise (parasite) ou improviser une pièce instrumentale à la guitare acoustique (Lit-Cage dans la lignée de l’aventureux L’Ocelle Mare) ou irradier la chanson française par des rayons expérimentaux (Moment de force). Entre ces extrêmes, Poizat écrit de drôles de folk songs, chaotiques et changeantes mais recomposant des passages d’une beauté fragile, comme le pourpre rétinien qui se reforme après avoir été plongé dans l’obscurité. On pourrait citer Daniel Johnston ou Ariel Pink si le Français n’insufflait une dose de folk plus britannique dans ses chansons éprises de liberté (Proper dance ou l’étrange Twin Peaks Baby). Débridé, bizarrement taillé mais finalement attachant.
Benzine mag (avril 2012)

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Presse
L'Oreille Absolue (mars 2012)
Nouveau pensionnaire de l'excellent label Carton, Gilles Poizat s'avance en éclaireur doucement allumé sur les terres d'un songwriting anglo-français où le rêve peut se transformer en expérience, la recherche en poésie et la pensée en montée de fièvre."
Benzine mag (avril 2012)
Mais qu’est-ce qui fait courir Gilles Poizat ? L »homme est aussi insaisissable que sa musique. Trompettiste de formation (il en reste des traces sur Lentement ou Major Quality), joueur de cora pour des artistes africains, le songwriter a finalement choisi la guitare pour assoir sa musique dans une position pour le moins bancale. Poizat a des micros vertiges et des flottements et on le comprend. L’homme est un esprit libre, un fran-tireur qui peut dégoupiller une bombe punk noise (parasite) ou improviser une pièce instrumentale à la guitare acoustique (Lit-Cage dans la lignée de l’aventureux L’Ocelle Mare) ou irradier la chanson française par des rayons expérimentaux (Moment de force). Entre ces extrêmes, Poizat écrit de drôles de folk songs, chaotiques et changeantes mais recomposant des passages d’une beauté fragile, comme le pourpre rétinien qui se reforme après avoir été plongé dans l’obscurité. On pourrait citer Daniel Johnston ou Ariel Pink si le Français n’insufflait une dose de folk plus britannique dans ses chansons éprises de liberté (Proper dance ou l’étrange Twin Peaks Baby). Débridé, bizarrement taillé mais finalement attachant. (3.5) Denis Zorgniotti
Ground Control to Major Tom (février 2012)
Une thèse en écologie statistique, des recherches sur la démographie des poissons en Camargue. Rien ne prédestinait Gilles Poizat à la musique jusqu’à des études de trompette classique et un service militaire effectué en tant que coopérant en Guinée où il rencontre le joueur de Kora Ba Cissoko. Tout deux forment le groupe Tamalalou et connaissent quelques succès dans le milieu. Mais c’est loin de la world music que Gilles Poizat sort son premier album solo sur le label Carton. A l’image de la pochette aux accents psychédéliques regroupant les treize morceaux de Micro-vertige et l'expérience du flottement, c’est dans un univers proche de la scène de canterbury des 70’s que Gilles Poizat explore ses nouveaux horizons mélodiques. Grâce à une pop bancale et des comptines folks, seul accompagné de sa guitare, Gilles Poizat nous emmène dans son monde de folie ordinaire (Parasite). Tel un barde pop chantant en français et en anglais, Gilles Poizat arrive à se faire assimiler à Syd Barrett (Proper Dance), Robert Wyatt (Zissou) et Kevin Ayers (Question). Objet sonore non identifiable, Gilles Poizat a surtout sa propre personnalité dans une scène française en mal d’excentricité. Seul peut-être, et dans un tout autre registre, Antoine Loyer pourrait faire figure de principal concurrent.
Zicazine (février 2012)
Touche à tout de génie, Gilles Poizat a commencé par apprendre la trompette classique tout en jouant de la guitare pour le fun le soir dans sa chambre et non content d’avoir joué de la kora avec Ba Cissoko et M’Badi Koyaté à Conakri, c’est vers la trompette qu’il reviendra pour accompagner divers groupes comme Le Philharmonique de la Roquette, Musicabrass ou encore Le Grand Bal Des Cousins … Commençant à donner de la voix au sein de Mazalda, l’envie d’écrire et de reprendre une guitare pour proposer des chansons en solo ne tardera pas à apparaître, Gilles Poizat s’exécutant de bonne grâce et commençant à donner ses premiers concerts avant de se décider à mettre en boite un premier album en compagnie de Gilles Olivesi qui se chargera de l’enregistrement et de la réalisation. L’histoire est désormais en marche ! Il a la fibre expérimentale et ne s’attarde pas à faire les même chansons que tout le monde, panachant les mélodies au gré de ses envies de quelques élucubrations vocales ou au contraire d’une sorte de déluge post punk des plus surprenants. Dans son « Micro-vertige … », le troubadour a voulu mettre un maximum de choses, quitte à un peu se disperser, et c’est en forme de creuset bouillonnant d’inventivité qu’il nous invite à « … l’expérience du flottement », installant un climat étrange où apesanteur et gravitation finissent par se rejoindre et où des pièces comme « Proper Dance », « Parasite », « Major Quality », « Moment de force » ou « Allongé » se font les instruments de son envie de surprendre et en même temps de convaincre. Qu’il jongle avec les genres ou encore avec les mots, qu’il se laisse aller à chanter en Anglais ou encore en Français, voire carrément à y aller d’une série d’onomatopées, c’est en un équilibre instable mais attitrant que Gilles Poizat se livre à nous, un peu à la manière d’un Frank Zappa, d’un Nosfell ou d’une Nina Hagen, toutes proportions gardées. Servi dans un format sobre et en carton recyclé, l’effort se veut durable, et à plus d’un titre ! Affaire à suivre …
Heavy Mental (janvier 2012)
Carton records étonne à nouveau avec la publication du premier album de Gilles Poizat, Micro-Vertige Et L’Expérience Du Flottement. Quel titre, hein ? Et si je vous précise qu’en plus Gilles Poizat chante accompagné de sa seule guitare ou presque une sorte de folk psychédélique et bancal, je suis sûr que la plupart d’entre vous finirez par fuir en courant. Donc je ne vous dis rien du tout. Mais honnêtement je n’en pense pas moins. Et à l’intention de toutes celles et de tous ceux qui ont décidé au contraire de rester collé(e)s à cette chronique pour au maximum une minute supplémentaire, je ne peux que vous féliciter et vous dire que vous faîtes très bien : Gilles Poizat et Micro-Vertige Et L’Expérience Du Flottement sont une magnifique découverte.
Mais faisons rapidement les présentations. Le garçon dont on vous parle ici a testé maintes expériences musicales en groupe et possède également une solide expérience en matière d’apprentissage classique de la musique, option trompette (instrument que l’on retrouve de rares fois mais toujours à propos le long de Micro-Vertige Et L’Expérience Du Flottement). Et puis un jour il a eu envie de composer et de chanter tout seul, hop-la. Cela a l’air très facile, expliqué comme ça. Et ça l’est tout autant à l’écoute d’un disque qui dès les premiers instants se révèle lumineux, d’une beauté simple mais vertigineuse, d’une émotion instinctive. Le charme est total, immédiat et durable.
Des chansons c’est donc uniquement ce que propose Micro-Vertige Et L’Expérience Du Flottement, il y en a onze en tout, mais des chansons de cette qualité et de ce genre de vérité là, on n’en rencontre pas tous les jours. Et même pas à chaque équinoxe de Printemps. Et peut être pas plus d’une petite poignée de fois dans sa vie d’amoureux de la musique. Carrément. Des chansons expérimentales mais expressives qui résonnent dans leur entier, vibrantes malgré l’économie des moyens employés (c’est donc qu’ils le sont avec une justesse appropriée) et intimement touchantes. Des textes – en anglais et en français – à en chialer, une façon de chanter entre traverses bancales, fragilité assumée, lyrisme pop et, enfin, des tournures mélodiques ainsi qu’une étrangeté familière à s’en retrouver tout habillé de chair de poulet pour un bon moment. On peut penser à beaucoup de choses et à de grands noms à l’écoute de la musique de Gilles Poizat – Syd Barrett, Robert Wyatt mais aussi David Grubbs – mais on découvre vraiment et surtout un musicien, un chanteur, un compositeur, un auteur…
RadioKultura (décembre 2011)
"Je voudrais rajouter et juste finir cette année sur ce qui sera surement le dernier disque atterri dans ma boite aux lettres, le dernier disque 2011 pour l'excellent label Carton records. Le disque de Gilles Poizat "micro-vertige et l'expérience du flottement" qui je l’espère fera un peu de buzz en cette année 2012, ces 13 titres de folk un peu psyché vous réchaufferons le cœur et l'esprit, somptueux !!!"
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gilles poizat
voix, guitare, trompette
