tatiana paris

guitar

Issue d’une enfance nomade, Tatiana Paris s’affaire à composer, improviser ou interpréter des musiques qui parlent de cœur, de rythme et de spectre avec intensité et appétit. Avec un parcours délié et tardif, ponctué d’institutionnel, elle rencontre et expérimente des esthétiques bigarrées : musiques improvisées, tango argentin, pop, jazz, musique mandingue...

C’est au retour d’un voyage en Inde en 2003 qu’elle décide de se former à la guitare jazz, en s’inscrivant au conservatoire dans la classe de Philippe Petit. Depuis là, les rencontres et collaborations vont fleurir avec, notamment, Paul Rogers puis Eve Risser qu’elle rejoint au sein du Red desert Orchestra en 2018. Inspirée par l’univers de la chanson, elle accompagne à la guitare électrique Sandra Nkaké, Thomas de Pourquery ou bien Christine Salem.

La musique improvisée et la recherche sonore deviennent, en parallèle, ses domaines de prédilection, confirmés par sa participation au programme d’échange franco-américain The Bridge.

De cette richesse, elle creuse le sillon d’une écriture brute et poétique comme on l'entend dans GIBBON, son solo de guitares préparées, objets et cassettes paru sur le label Carton Records en décembre 2022. Dans la foulée, avec la création d'un acousmonium hertzien, l'étude de la composition contemporaine (avec Alessandro Solbiati et Yann Maresz) et la formation à la synthèse modulaire s'ouvrent encore d'autres champs d'expérimentation.

En 2025, t h a l l e fait suite à Gibbon (joué au Festival Météo, L'atelier du plateau, Jazz à La Villette, Baignade sauvage, Le petit Faucheux, Bruisme, au Pannonica, Jazzèbre, Instants Chavirés ...), un disque où Tatiana Paris déploie un nouveau volet solo où la guitare préparée, la voix et une touche de synthèse modulaire dialoguent avec l'orgue. On vogue entre chanson bruitiste et minimalisme spectral.

Conjointement à ces créations personnelles, elle produit plusieurs œuvres de musique contemporaine à destination de petits ensembles et développe Séismes, un collectif de six musiciennes improvisatrices. En 2025, elle reçoit également deux commandes pour le CNCM Ici l’onde à Dijon (pièce pour acousmonium et Hyperballad, ballade sur acousmonium hertzien) et compose la musique de Faire le Beau pour la pièc de théâtre de Berangère Vantusso, directrice du CDN de Tours.

Des aires de jeu entre le réseau alternatif et institutionnel, ses récentes collaborations sont Muzungu, Séismes (sextet improvisé), Duo avec Karsten Hochapfel, The Bridge (Hidden Clouds), Seb Martel Saturn 63, Christine Salem, This is the kit, Surnatural Orchestra, Red Desert Orchestra de Eve Risser, Thomas de Pourquery, Théo Ceccaldi, Simone, La Belle Autre, Sandra Nkaké, Winston Mc Anuff & Fixi, Africolor (formatrice Mousso Academy), Emmanuel Eggermont, Samir dans la poussière de Mohamed Ouzine (musique de film).


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