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01.10.2026
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Au Festival Musica, le Crash Ensemble joue "Land of Winter "de Donnacha Dennehy sous la direction de Ryan McAdams
Mercredi 14 octobre 2026
Provenant du podcast
Par Arnaud Merlin
Le Crash Ensemble retrouve son fondateur Donnacha Dennehy au Festival Musica de Strasbourg 2026. Sous la direction de Ryan McAdams, il interprète l'œuvre du compositeur "Land of Winter" (2022) en création française.
Concert donné le 27 septembre 2026 à 11 h, salle de la Bourse à Strasbourg, dans le cadre de la 44e édition du Festival Musica.
Programme
Donnacha Dennehy (né en 1970) : Land of Winter (2022)
Création française
Crash Ensemble
Larissa O’Grady et Maria Ryan, violons
Lisa Dowdall, alto
Kate Ellis, violoncelle
Caimin Gilmore, contrebasse
Alex Petcu et Caitriona Frost, percussions
Susan Doyle, flûte et piccolo
Rebecca Halliday, cor anglais et hautbois
Léonie Bluett, clarinette et clarinette basse
Patrick Burke, clarinette
Cliona Warren, contrebasson et basson
Andrew Zolinsky, piano et célesta
Erick Castillo Mora, trompette piccolo et trompette
Dewi Jones, cor
Casey Towel, trombone
Direction : Ryan McAdams
Nouveautés du disque
Missy Mazzoli (née en 1980) : Harp and Altar, pour quatuor à cordes et électronique
Novo Quartet
Kaya Kato Møller, violon
Nikolai Vasili Nedergaard, violon
Daniel Sledzinski, alto
Signe Ebstrup Bitsch, violoncelle
Enr. 2025-2026 (Danemark)
Aparté AP447
Kaija Saariaho (1952-2023) : Nocturne
Christine Wu, violon
Enr. décembre 2024 (Pays-Bas)
Channel Classics CCS 48626
Péteris Vasks (né en 1946) : Castillo Interior
François Salque, violoncelle
Vincent Peirani, accordéon
Enr. février 2024
Harmonia Mundi HMM 905416
Arvo Pärt (né en 1935) : Sonatina n° 2
1. Allegro energico
2. Largo
3. Allegro
Roberto Negro, piano
Label Bleu LBLC 6751
Timothée Quost : Marche nocturne
Liken
Quentin Coppalle, flûte et flûte piccolo
Ariane Bacquet, hautbois et cor anglais
Xavière Fertin, clarinette
Loïc Vergnaux, clarinette basse
Jean Wagner, cor
Timothée Quost, trompette et composition
Fanny Meteier, tuba
Paul Alkhaliaf, mixage
Léo Margue, direction
Carton Records 44
Rockfort - 27 October 2026
David McKenna presents the best in underground and out-of-left-field French music. This week's show features Brigitte Fontaine, Elizabeth Vogler, Ino Casblanca, La Fève, Samuel Barbier-Ficat, Serr and Amelia Tabeï.
Support our work by becoming a regular donor at http://resonancefm.com/donate
Radio Hannover 87.6
Grenzwellen, 04.11.2026, 21.00-00.00
www.radio-hannover.de
Météo Festival, l’aire du solo
25 octobre
L’été, les festivals se suivent et ne se ressemblent pas tous. Heureusement. Si, bien souvent, on retrouve les mêmes musicien·nes et groupes en faisant la tournée des festivals estivaux, on peut éviter la routine, faire preuve d’ouverture d’esprit et aller se confronter à l’inattendu à Météo Festival. Cette année, le solo était le mode d’expression le plus courant, le plus marquant du moins. Pendant les quatre jours de ce reportage, de nombreux instruments ont été joués, avec une prédilection pour les platines. Mais tous les concerts tendaient vers le même objectif : laisser libre cours à la surprise, à l’inouï, au dérangeant, à l’étonnant, à l’autre, à l’étrange, au différent. Bref, tout ce que détestent les esprits étriqués et les bas du front.
Mercredi 19 août.
Motoco se remplit. Les humains et les moustiques mangent. Des acrobates trash défoncent quelques portes ouvertes de l’improvisation et du bruitisme virevoltant, c’est Boucherie Miaoux et son système d’agrès au-dessus du système son.
Dans la salle, les six musiciennes du nouveau groupe Séismes, mélangent leurs timbres et leurs voix, pour une sorte de bitches brew tectonique. Entre bruitages et montées en transe, invocations et rythmiques planantes, la musique de Séismes surprend. Elle est touffue, sans espace, les superpositions de sons, de cris, de nappes rappellent tantôt quelques polyphonies contrapuntiques (une note – une personne) ou les hurlements d’une meute, c’est selon. On se laisse emporter. Tatiana Paris propose un solo de guitare enraciné dans le blues et Blanche Lafuente tient la batterie de façon centrale et très solide. Ce groupe aux racines tourangelles mérite une audience européenne.
Janel Leppin, qui a déjà fait la couverture de Citizen Jazz, vient présenter son solo de violoncelle. Comme Tomeka Reid, elle a opté pour un instrument en fibre de carbone, solide et moins cher, pour ses déplacements en avion car les instruments sont très maltraités dans les transports : la perte d’un violoncelle en fibre de carbone est moins dramatique que celle d’un instrument en bois à l’historique personnel parfois très sensible. Leppin débute par ce qui semble un solo acoustique classique, puis à l’aide d’effets, enchaine des boucles sur lesquelles elle joue. Son jeu est saturé, avec un certain lyrisme et un usage quasi-permanent de l’archet. Par moment, on croit entendre un violon chinois erhu, avec cette sonorité vibrante et criarde. Les boucles servent de base structurée et les improvisations zébrées se répercutent dans tous les sens, comme des papillons de nuit qui se cognent aux vitres. Le solo se termine sur une note presque chamanique, étonnante.
Antoine Ferris est guitariste, toulousain et membre du label Carton (comme le groupe Séismes ou Tatiana Paris). Il joue son solo Kaaarst avec guitare, bande son et machines. Pulsation binaire, parfait pour danser, collages divers, déconstruction d’une chanson douce. C’est inventif et technique.
Jeudi 20 août.
C’est dans la belle halle de la Fonderie – Kunsthalle de Mulhouse que Mazen Kerbaj joue son premier solo du festival, à la trompette. Dans cet espace large, ouvert et avec une réverbération puissante, son solo prend une tout autre dimension que lors du festival de Ljubljana. Sa déambulation dans les différents espaces permet une immersion spatiale dans sa musique.
Dans la salle du foyer Sainte-Geneviève, alignés sur la scène, les quatre musiciens d’Ondanaconda jouent avec les micros et l’amplification pour faire sonner leurs différentes guimbardes. Une musique de drone, vibrante, par couches et polyrythmies entrelacées. L’effet de va-et-vient du doigt sur la lamelle et le cycle de la respiration forment aussi un rythme interne, hypnotique. Les différentes guimbardes proviennent de plusieurs endroits de la planète et offrent une belle palette de timbres, selon qu’elles sont en bois ou en métal. Après ce concert construit comme une seule et longue pièce à chapitres, on comprend mieux le sens du terme anglais pour désigner cet instrument : jaw harp, la harpe de mâchoire !
Retour à Motoco pour l’évènement et le groupe du guitariste Otomo Yoshihide avec le saxophoniste Darius Jones. En tournée en Europe, cette formation constituée pour l’occasion est bavarde et bruyante. Il faut dire que la salle en béton et verre n’aide pas, et le dispositif, avec deux batteries et une contrebasse pour créer une base bien groove et puissante, écrase un peu les deux solistes qui doivent surjouer. Les compositions sont assez mélodiques et entrainantes. L’un des morceaux est dédié à Jason Arday, professeur noir qui vient de se suicider après une campagne de harcèlement raciste. Après un long solo de Yoshihide tout en larsen et saturation, accompagné par la contrebasse de Nick Duston qui joue un ostinato de six notes depuis vingt minutes, le concert se termine sous les applaudissements.
Le duo d’Émilie Skrijelj (accordéon) et Tom Malmendier (batterie) invite l’accordéoniste américaine Andrea Parkins pour une session d’improvisation pleine d’électronique et de timbres variés, sur un schéma tout simple de montée jusqu’à une acmé puis redescente vers le finale.
Vendredi 21 août.
À midi trente, dans la halle de la Fonderie – Kunsthalle, Mazen Kerbaj a installé son dispositif très particulier pour jouer son second solo intitulé « Lungless » (sans poumons). En effet, même s’il s’agit de trompes, son dispositif utilise l’air comprimé d’un générateur. Avec un réseau de tuyaux, les trompes sont alimentées en air, le débit est réglé au fil du solo grâce à des robinets et ce sont des membranes de ballons de baudruche qui font office de vibrateurs. Ainsi, debout devant cet orgue de bois et de plastique rouge, Kerbaj intervient sur le débit de l’air et fait résonner une musique de drone aux accents aériens, entre l’orgue, la cornemuse et la musique électro-acoustique.
Sans transition, c’est le contrebassiste américain Brandon Lopez qui enchaine avec son solo. Très expressif – il chantonne en même temps qu’il joue –, il construit une trame narrative faite de ruptures mélodiques, d’arrêts brusques, de reprises et d’avancées rapides. Le découpage est saccadé. On ressent une grande force et une technique parfaite, notamment dans l’utilisation percussive de l’instrument. Il frappe, cogne et danse avec, comme le ferait un boxeur avec un sac de frappe.
La soirée débute avec le duo Martina Berther (basse électrique) et Tatiana Paris (guitare électrique) pour une musique préparée avec archets, objets et toutes sortes de grésillements. On entend également des chants d’oiseaux, des cloches de vaches, des cascades d’eau ; les alpages sont sens dessus dessous. Ce concert qui passe du brutal au velouté est enregistré par Anne Montaron pour l’émission À l’improviste (France Musique).
Darwinian 1.0 est une première française. Le duo réunit Farida Amadou (aux samples) sans sa basse et Egon Wolfson à la batterie. Très ancré dans la pulsation, le projet s’articule autour de sources familiales, au Nigeria. La batterie est très active, les samples sont disséminés en éclats de matière brute. Ce jeune projet est très prometteur.
Toujours aux platines et aux samples, l’incroyable Mariam Rezaei – ici en duo avec son homologue Edward George – joue à une vitesse étourdissante. Ses samples sont préenregistrés dans un ordinateur et, avec sa machine (deux platines avec des disques virtuels), elle y pioche les éléments qu’elle veut matérialiser devant nous. On y entend des histoires d’Indiens Cherokee, du swing, du Cecil Taylor, un peu de tout…
Beaucoup d’autres propositions musicales ont été offertes lors de ce festival. Des rendez-vous pour les enfants, des workshops, des rencontres. Une œuvre en forme de triptyque de Sophie Hasslauer, « Stéréochrome », conçue comme un moment d’élaboration à vue, où le public et les acteur·rices partagent le même espace-temps. Des DJ sets le soir en fin de journée, la fanfare belge Système Trappist, etc.
Quoi qu’il arrive, c’est à Mulhouse, lors du Météo Festival, que ça se passe. Et le festival dirigé par Mathieu Schoenahl prouve année après année son importance dans le paysage mondial des musiques libres. On le voit notamment dans le fait qu’une partie des groupes qui viennent ici se retrouvent également à Baignade Sauvage ou au festival de Saalfelden en Autriche. Un circuit professionnel de haut vol.
The Institute of Spectra-Sonic Sound 10.24.26
With: Alvin Curran, Civilistjävel!, Thomas Brinkmann, Bruno Duplant & more. Share the show. Send music. Support independent artists and labels. Click on label websites. Seek out full releases. CONTACT: superlaphonic@gmail.com. Instagram & Threads: @instituteofspectronic Bluesky:@spectrasonicsound.bsky.social
Posted: October 24, 2026 in New Non-commercial music
Tags: Independent, Music, new music, news, non-commercial, radio-show, Zaph Mann
Episode 1095: “Should be on the BBC, the old BBC that is…. should be paid at least”
Listen to > THIS EPISODE< (Playlist below)
Boundary-blurring music with elements of everything from jazz to 1970s free tock, to pastoral music.
Dans Le Nez Dehors #194 | 14 octobre 2026
Sélection musicale & extraits
* L’alarme – Les enfants des quartiers nord brisent la glace
* C’erano tre sorelle (Cecilia) – La donna nella tradizione popolare
* Sho - Amelia Tabei – CHALAA
* MPL – Paysage
* Manif_Lyceens_un prof tres fier de cette lutte - Pascal Messaoudi
Animation : Jean-Baptiste Imbert & Juliette Maneval
Réalisation : Théo Bourdin
Ventschau
Stream the album
Label: Carton Records Genre : Électro Release Date : Sep 25, 2026
Ventschau is Raphael Vanoli’s second solo album, released on September 24, 2026, via Carton Records, nearly a decade after his debut Bibrax on Clean Feed/Shhpuma. Over this period, the Franco-German guitarist has deepened his exploration of the electric guitar as a boundless sonic tool, blending acoustic and electronic textures through hyperamplification. Ventschau continues this journey but introduces a more melodic and poetic dimension, shaped by Vanoli’s repeated retreats to a small village in northernGermany, where the forest and solitude influenced the composition of these pieces.
The album expands the solo guitar’s sonic spectrum by incorporating his long-developed “blowing” techniques, where breath against the strings produces resonances and artifacts, sometimes merged with his voice sung directly into them. Alongside these methods, Vanoli employs a Fender Bass VI, a 12-string electric, and a steel-string acousting, creating a broader palette than on Bibrax. The tracks range from delicate fragility to dense, almost symphonic passages, spanning crystalline highs to seismic lows. Everything was recorded live to 8-track tape with no editing, preserving the raw authenticity of the performances, imperfections included.
Standout tracks include Alti Plano, based on a traditional Bolivian melody, which bridges tradition and modernity, while Old Sack of Coal, often highlighted by critics, embodies a kind of ghostly pop, where melodies emerge from a haze of electronic and acoustic textures. Friedenseiche and Serendeep unfold as immersive soundscapes, transforming the guitar into a self-contained orchestra. Venus by Day - to Love, shorter and more intimate, showcases whispered vocals and string resonances, like a conversation between the instrument and its surroundings.
Ventschau represents a turning point in Vanoli’s career, where the pure experimentation of Bibrax gradually fives way to more accessible yet still radical approach. The album does not demand attention but effortlessly commands it through its mysterious and enveloping presence. It reaffirms that the electric guitar, in Vanoli’s hands, remains an uncharted territory where every note carries the echo of a forest and the story of an endless quest.
Thu 15/10/2026 • 2PM - 3PM
Basta Now : Polycollision
with Fanny Chiarello
Share
Une ode aux vois puissantes et à l'écoute immersive. 1h de musiques contemporaines, électroniques et poétiques produites par des femmes, trans et artistes non-binaires, invitant à la dérive. Featuring Julia Bilat, Violeta Garcia, Christiane Bopp, Loréleï Nelle, Laure Boer, Jessica Roch et plus.
Experimental Beats Improvisation Avant-garde
we are sitting at a round table
on which stands a bottle draped in the wax
of numerous melted candles like a sheet ghost
and we talk about all the ways our civilization
might vanish in the near future;
outside, the rain is finally falling, and in the bar,
our eclectic group sits dancing an exorcism
of various terrors, savoring—without saying it—
the joy of our polycollision
Thu 15/10/2026 • 2PM - 3PM
Basta Now : Polycollision
with Fanny Chiarello
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Une ode aux vois puissantes et à l'écoute immersive. 1h de musiques contemporaines, électroniques et poétiques produites par des femmes, trans et artistes non-binaires, invitant à la dérive. Featuring Julia Bilat, Violeta Garcia, Christiane Bopp, Loréleï Nelle, Laure Boer, Jessica Roch et plus.
Experimental Beats Improvisation Avant-garde
we are sitting at a round table
on which stands a bottle draped in the wax
of numerous melted candles like a sheet ghost
and we talk about all the ways our civilization
might vanish in the near future;
outside, the rain is finally falling, and in the bar,
our eclectic group sits dancing an exorcism
of various terrors, savoring—without saying it—
the joy of our polycollision
Rockfort - 20 October 2026
David McKenna presents the best in underground and out-of-left-field French music. This week's show features Lynx IRL, Les Marquises, Club Cactus, O_U-T_R_E_N_O_I_R, Claptrap, Borguefül and Sameer Ahmad.
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LIKΣN — La Toute Multiple
[Carton Records croix-croix — 2026] ★★★★★
Reviewed 17 October 2026 by Paul Casey Artist website →
Beginning in 2021, LIKΣN hit the road with their wind instrument-driven work, La Toute Multiple, bringing the audience closer to the interplay between musician and instrument, with microphones set to pick up the intimate sounds created that aren't heard by the audience. With a sound engineer in tow, Timothée Quost composed a unique experience for the audience centred around a six-chapter piece based on Jean Genet's Notre-Dame-des-Fleurs. After this long period of touring, LIKΣN recorded their performance to La Toute Multiple to the masses.
From the cover down to the composition, LIKΣN put heavy emphasis on collage-based creation and the interplay and juxtaposition of layers. Running the mics through the group's active mixing desk, an additive form of composition takes hold, and an audio collage gives way to a cacophony of sound and expression. This isn't your mother's Zamfir record, so don't let all the wind instruments think you're in for a calm experience. Each piece has an ebb and flow, with the orchestra taking their direction from conductor Léo Margue. Sometimes a fever dream, sometimes an all-out nightmare, La Toute Multiple is always active, engaging, and bursting with energy. With this many musicians and the excited pace of the piece, it would be quite easy for the orchestra to go overboard and make this a full-on assault of the senses. However, restraint is key here, and the resulting composition is well structured, paced, and arranged. With all the mics running through a console, subject to processing/effects, the orchestra can sound even more otherworldly than seven concurrent wind instruments would in general. This adds a sense of unease to the work, which helps to keep the tension even during the quieter moments. La Toute Multiple has a score-like feel, which is understandable given its composition, but there is also a sense of freedom about it. All the players are locked in for sure, but the engineering gives the voices a bit more urgency, allowing the composition to have a hint of improv in its vibe. Seeing "orchestra" would make many feel this would be a stuffed-shirt type recording, but there is a riotous cool happening as the vibrations leave the speakers.
La Toute Multiple was over five years in the making, and it shows. The attention to detail in bringing this live performance to the home audience really captures the importance of the project to LIKΣN and Carton Records. An ambitious project, the work relies heavily on the collage of sound from its artists through the skilled hands of mixer Paul Alkhallaf. The result is a tense, engaging work that pushes the limits of experimental orchestration while remaining very listenable and even relatable. Whether familiar with the source material or not, one can sink their teeth into the sounds presented and write their own narrative to go along with it
ERR Klassikaraadio
Fantaasia - 30.09.2026
www.klassikaraadio.ee
Omertà, Âmes bleues (Standard in-Fi, Carton, ZamZam Records)
Auteur Renaud Sachet
Publié le 12 octobre 2026 Catégories chronique nouveauté ÉtiquettesAnnée : 2026, Label : Carton, Label : Standard In-Fi, Label : ZamZam Records, Lieu : France, Omertà
« Dormir dans les champs, entendre le vent effacer ton souvenir »
C’est en 2022 que Musique Journal, par la plume d’Etienne Menu, avait attiré mon attention sur ce super groupe lyonnais (encore un). Super au sens où il réunissait un aréopage de personnalités s’épanouissant chacun.es de leur côté dans la musique ou les arts. On rigole un peu avec cette notion de super groupe, parce que l’époque n’est plus à la bagarre d’ego, mais plutôt à la complémentarité, la transversalité, et tout cela fonctionne heureusement très bien à l’échelle du territoire et de ses souterrains. Avec, donc, pour ceux que je connais et ça suffirait déjà : Romain de Ferron, de Balladur, un des meilleurs trucs à voir en concert de ses dernières années, ou autre un autre Romain, Hervault qu’on a croisé dans Société Etrange. No offense, les autres, hein, comme on dit, de toute façon, « le tout est plus grand que la somme de ses parties ».
Après Collection Particulière (2022), donc, et un premier disque éponyme en 2017, le collectif, appelons ça comme ça, revient aux affaires avec Âmes Bleues qui s’inscrit dans la droite ligne du précédent : atmosphères planantes, aux rythmiques hypnotiques, qu’on situerait dans une sorte de new wave contemplative (flanger au diapason) derrière laquelle Maurice Deebank pourrait se tenir en embuscade (mais il n’est pas là), coiffées par la voix obsédante de Florence Giroud. L’artiste se livre à travers des mots portés par les émotions de sa voix, sans que sa litanie ne livre clé en mains de sens trop précis. On ressent surtout des choses, mais sans que tout soit fléché, au contraire, plus on avance, plus on se perd (surtout quand le langage devient autre, italien je pense, mais j’ai des doutes), mais c’est ça qui est bien, sauf peut-être dans le désarmant et frontal Paranéa (sommet, clair). Même quand elle chante, même quand elle s’énerve, ou qu’on la surprend en plein petit hommage (face A, plage 3, parfait), son timbre continue de rassurer, malgré la gravité de ce qu’on croit comprendre (« le sacrifice et l’isolement », pas mal le résumé en deux mots de cette littérature).
Comme on est un peu retord et obsessionnel, on se dit que c’est un disque post Lithium dans sa façon d’imposer majoritairement ce parlé-chanté tant apprécié des pensionnaires de la maison de disques des années 1990. Les chansons non formatées imposent leur notion du temps (en moyenne plus de 5 minutes), toujours en douceur, un morceau instrumental pour s’installer, un autre pour se quitter, Omertà fait ça dans le respect, sans brusquerie instrumentale aucune. Tranquille intranquillité, le meilleur état possible.
Âmes bleues par Omertà est sorti chez Standard in-Fi, Carton, ZamZam Records
IMRONOISEDADAFOLK
Frantx
IDUTYDU · CD/LP/DL Carton Records · 11t-42:35
Arriviamo con qualche mese di ritardo a queste due recensioni di dischi carton records, etichetta francese che invece merita tutta l’attenzione possible. Quattro voci, tuba e synth giocattolo (Fanny Meteier), melodica e elettronica (Andrea Giordano), chitarra acustica ed elettrica (Pierre Pradier), batteria e elettronica (Marco Luparia, del quale abbiamo già scritto su BU#298): questo l’assetto per l’esordio dei Frantx, caleidoscopia internazionale avant-tutto che dichiara di muoversi da qualche parle tra Hello Kitty e Anthony Braxton. Al netto di qualche lungaggine forse e di qualche passaggio non sempre pienamente a fucco, il disco sorprende per feschezza e benvenuta follia: figlio ispirato e settimino di un quartetto coraggioso sino alla sfrontatezza nel mescolare davvero di ogni, tra gastriti imro, lucine pop Animal Collective, sgardi e sgorbi weird, libertà nella e dalle forma, caramelle noise-pop, ruggini industrial, bagliori avant, tecniche estese, amplificazioni eterodosse, folgorazioni glitch, estensioni elettroniche, fulmini jazz e chi più ne ha più ne metta, da Providence alla sede di un qualche conservatorio occupato da freaks 4.0. Su Bandcamp si definiscono une band glit-noise con sede a Parigi che crea musica in una dimensione iper-veloce in cui le individualità si sfociano, immerse in derive sonore post-internet. Suoni per ballerini dalle gambe strane, alla ricerca di nuovi modi di ascoltare e sognare, siamo molto curiosi di testarli dal vivo (è in preparazione un tour, speriamo capitino pure nel nostro derelitto paese): su disco sono molto, molto, molto promettenti. [7.9] Nazim Comunale
Industrial memories and free-wheeling jazz
Verity Sharp shares sounds and words from Abandon Normal Devices, a nomadic, site-specific experimental multimedia festival that is held in Barnsley at the end of September. Among the highlights are a newly commissioned work from Berlin-based 4D spatial sound collective MONOM (excavating the acoustic memory of Barnsley's industrial past) as well as an extract from Egyptian electronic producer ZULI, who has scored a film documenting the shifting landscapes of the Nile Delta.
Elsewhere in the programme: a resurfaced recording from “afro nu-wave muzic” outfit Jon Waine: free-wheeling spiritual jazz courtesy of Finnish group Fågelbörs; and occult music from Thorn Wych, made on instruments carved from the branches of a tree.
Produced by Silvia Malnati
A Reduced Listening production for BBC Radio 3
To listen on most smart speakers, just say “ask BBC Sounds to play Late Junction”. Get in touch, we love to hear from you: latejunction@bbc.co.uk