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frantx | idutydu @ solénopole (fr)

FRANTX | IDUTYDU

Et si le bug n’était plus l’accident, mais notre habitat naturel ? Avec IDUTYDU, FRANTX transforme la saturation contemporaine en terrain de jeu : onze morceaux traversés de glitch-noise, de punk spectral, d’hyperpop cabossée et de reggaeton passé au broyeur numérique. Un premier album fluorescent, instable et profondément vivant, conçu pour celles et ceux qui continuent de danser pendant que le monde affiche un message d’erreur.

Une poupée numérique ouvre les yeux

Sur la pochette imaginée par Rafaela Mascaro, un visage synthétique occupe tout l’espace. Sa peau irisée semble moulée dans une matière située quelque part entre le plastique, le brouillard et l’écran tactile. Ses yeux rouges ne regardent pas vraiment : ils scannent. L’image évoque une idole virtuelle tout juste réveillée, encore incapable de savoir si elle appartient au monde humain ou à la dernière mise à jour d’un logiciel émotionnel.

Cette ambiguïté irrigue IDUTYDU, acronyme de “I didn’t understand that you didn’t understand”. Une phrase en boucle, presque un dialogue entre deux intelligences qui auraient perdu le mode d’emploi de la communication. Chez FRANTX, l’incompréhension ne provoque pourtant pas le silence : elle produit du rythme, du bruit, des voix déformées et de nouvelles formes de désir.

Une rave dadaïste organisée dans les paramètres avancés d’un cerveau surchauffé.

Hypervitesse et jambes désobéissantes

Basé à Paris, le quatuor réunit Fanny Meteier au tuba, à la voix et au synthétiseur-jouet, Andrea Giordano à la voix, aux électroniques et au mélodica, Pierre Pradier aux guitares et à la voix, et Marco Luparia à la batterie, aux électroniques et au chant.

Leur musique ne repose pas sur une addition disciplinée de compétences. Elle organise plutôt leur collision. Le tuba cesse d’être uniquement un instrument grave pour devenir poumon mutant, basse difforme ou animal métallique. Les guitares se froissent dans des amplifications hétérodoxes. La batterie déplace le sol sous les pieds tandis que les voix, soumises au vocoder et à l’Auto-Tune, semblent chercher une issue entre le cri punk et l’avatar hyperpop.

FRANTX revendique ce brouillage des individualités, cette construction et cette destruction mutuelles. Entre improvisation, chansons et paysages électriques, le groupe élabore un collage dadaïste où une chaîne TikTok pourrait rencontrer la musique concrète dans les toilettes d’une rave clandestine.

Tracklist

IDUTYDU | 22 Mai 2026

  • 1. SORRY I'M FEELING EMOJI – 01:33

  • 2. PINGU TRAUMA - 03:25

  • 3. LTB - 05:38

  • 4. ORGASMIC KITCHEN - 04:05

  • 5. BARBIECUE - 03:28

  • 6. ANSUM - 03:54

  • 7. BARBIECODA - 02:58

  • 8. BANANA PHONE BOI - 06:38

  • 9. VITTORIA - 01:50

  • 10. LIQUIFY - 03:39

  • 11. FLY COMMUNICATION - 05:23

Onze fenêtres ouvertes dans le même cerveau

“SORRY I’M FEELING EMOJI” tient en une minute trente-trois : le temps nécessaire pour transformer une humeur en pictogramme, puis pour découvrir que le pictogramme souffre davantage que nous. “PINGU TRAUMA” poursuit cette enfance détraquée, comme si une mascotte télévisuelle avait été abandonnée dans un entrepôt industriel.

Avec “LTB”, les formes se dilatent. La musique ne file plus seulement à grande vitesse : elle commence à plier l’espace. “ORGASMIC KITCHEN”, produite par Andrea Giordano, porte déjà dans son titre une collision entre plaisir, domesticité et surcharge sensorielle. Ici, les appareils ménagers pourraient se rebeller et former un groupe de techno corporelle.

Le diptyque “BARBIECUE” / “BARBIECODA” introduit une poupée moins docile que celle des vitrines. Le plastique fond, le rose devient corrosif et l’identité manufacturée finit sur le gril. Entre les deux, “ANSUM” entretient l’impression d’un langage qui se fabriquerait en temps réel, par fragments, bégaiements et impulsions électriques.

Point culminant de cette dérive, “BANANA PHONE BOI” déploie plus de six minutes d’un humour aussi absurde qu’inquiétant. Le téléphone-banane n’est plus un jouet : c’est peut-être le dernier appareil encore capable de joindre quelqu’un. Après la courte suspension de “VITTORIA”, “LIQUIFY” dissout ce qu’il restait de solide. Enfin, “FLY COMMUNICATION” tente une ultime transmission aérienne : un message lancé depuis une zone où les mots sont déjà devenus des insectes lumineux.

IDUTYDU s’incarne sur un vinyle jaune électrique, comme si FRANTX avait pressé un éclair dans la cire. Sous son visage synthétique aux yeux incandescents, l’album promet une danse radioactive entre hyperpop, noise et bugs sentimentaux.

Le sommeil paradoxal d’une génération qui refuse à la fois de grandir et de s’endormir.

Le politique sous le maquillage fluorescent

Derrière son carnaval numérique, FRANTX pose une question sérieuse : comment exister comme musicien·ne dans un présent qui transforme chaque geste en contenu, chaque identité en profil et chaque révolte en tendance passagère ?

Le groupe ne répond pas par un manifeste figé. Il revendique des manières d’être non binaires, ambiguës, mobiles, jamais en attente. La politique de IDUTYDU se loge précisément là : dans le refus de choisir entre naïveté et cruauté, composition et improvisation, beauté pop et abrasion noise.

La photographie du groupe le suggère également. Les quatre visages, empilés et teintés de bleu, de rose ou de vert, forment moins un portrait collectif qu’un organisme à plusieurs consciences. Personne n’y occupe durablement le centre. Chacun devient momentanément le rêve, l’oreiller ou le trouble de l’autre.

FRANTX enchevêtre les corps comme il télescope les sons : quatre présences colorées, superposées, presque fondues dans une même vibration collective. Entre abandon, tension et étrangeté pop, ce portrait agit comme un manifeste visuel où les identités se brouillent, se répondent et deviennent déjà une forme de musique.

  • ANECDOTE : Un grommelot qui réclame de l’amour

FRANTX écrit notamment en piémontais et décrit son expression comme un grommelot arrabbiato réclamant de l’amour à travers un vocoder. Cette image pourrait résumer tout l’album : une langue cabossée, furieuse, parfois presque incompréhensible, mais dont chaque distorsion formule une demande de contact.

A propos de FRANTX

Basé à Paris, FRANTX est un quatuor glitch-noise qui ne mélange pas les genres : il les précipite les uns contre les autres jusqu’à provoquer de nouvelles réactions chimiques. Entre fantômes noise-punk, mumble trap, hyperpop, improvisation électroacoustique et musique concrète, le groupe façonne un univers d’hyper-vitesse dans lequel la chanson se dérègle, les voix réclament de l’amour à travers un vocoder et les instruments oublient volontairement leur mode d’emploi.

Autour du tuba, de la voix et du toy synth de Fanny Meteier, des voix, effets et machines d’Andrea Giordano, des guitares acoustique et électrique de Pierre Pradier, ainsi que des percussions, objets et dispositifs électroniques de Marco Luparia, FRANTX développe une musique fondée sur l’interaction, la métamorphose et la friction. Techniques étendues, amplifications hétérodoxes et extensions électroniques transforment le quatuor en organisme instable : chacun construit, dérègle ou détruit ce que les autres viennent de mettre en place.

Cette turbulence possède aussi une dimension politique. FRANTX interroge les rôles assignés aux musicien·nes, performeur·euses et compositeur·rices, tout en revendiquant des manières d’être non binaires, ambiguës et toujours en mouvement. Sa musique ne cherche donc pas seulement à produire des formes nouvelles : elle imagine d’autres façons d’exister ensemble.

Quelque part entre une chaîne TikTok entrée en collision avec Pierre Schaeffer et un carnaval punk diffusé depuis un futur déjà endommagé, FRANTX compose une musique pour danseur·euses aux jambes étranges. Un art brut, ludique et inquiétant, où le bug cesse d’être un accident pour devenir une possibilité d’évasion.

Site de FRANTX

Bandcamp

Clip "Barbiecue"

Fiche signalétique

IDUTYDU est paru le 22 mai 2026, en numérique et en vinyle, dans le cadre d’une coproduction entre Carton Records et Standard In-Fi. L’album a été produit et mixé principalement par Marco Luparia, avec Andrea Giordano à la production de “ORGASMIC KITCHEN”, puis masterisé par Nick Foglia.

Cru, naïf, cruel et intensément vivant, ce disque ne soigne pas les bugs de notre époque. Il les rassemble sur la piste de danse, augmente le volume et attend qu’ils développent enfin leur propre langage.

― Carton Records — Fondé officiellement en 2011, Carton Rds célèbre quinze ans d’aventures sonores et près de 80 parutions. Structuré autour des séries croix-croix (XX), bâton (///) et rond (Ø), le label défend des musiques libres, exigeantes, parfois abrasives, parfois dansantes ou hypnotiques. Avec IDUTYDU, coproduit avec Standard In-Fi, Carton confirme son goût pour les œuvres qui déplacent les formes, relient les artistes et ouvrent les oreilles autant que les esprits.

Au verso d’IDUTYDU, FRANTX troque le visage numérique pour un portrait en noir et blanc, comme l’envers humain d’un rêve sous Auto-Tune. Entre sobriété graphique et vinyle jaune acide, le disque révèle sa véritable mécanique : quatre corps réels derrière une musique totalement mutante.

société étrange | heat @ rockfort, the quietus (uk)

Société Étrange
Heat
Les Disques Bongo Joe / Carton / Standard In-Fi

Société Étrange, the electronics-bass-drums trio of Antoine Bellini, Romain Hervault and Jonathan Grandcollot, are very much an‘always different, always the same’ kind of group; the aim is evolution rather than revolution. That makes it harder to put your finger on what’s changed, but Heat – their third album – does feel different to its predecessor, 2022’s Chance. The latter felt a bit more urban, as though it was slinking through city streets at night, while this one is more isolated, distant, like it’s sealed in a capsule floating through space. If there is ‘heat’ here, it’s not about sweat or sudden explosions. It’s more in the warmth that starts to wash over you as the strict, circular rhythmic patterns, bobbing basslines, dubby effects and stark, Aphex Twin-like melodies proceed in their dance. They do also find a different gear on closer ‘Fifth’, a stately, steady trudge that’s like a Gary Numan instrumental track injected with Boards Of Canada wooziness. You could say it’s a slow burner. 

More on Société Étrange

frantx | idutydu @ impatto sonoro (it)

FRANTX – IDUTYDU

Di Fabio Gallato

I FRANTX preferiscono essere un equivoco vivo e confuso piuttosto che morire in un genere. 

Sorry I'm Feeling Emoji dura il tempo di una notifica e già non si capisce più chi stia parlando: la voce di Andrea Giordano, il vocoder che la mastica, o qualcos'altro che vive in mezzo. I FRANTX passano l'intero disco a giocare su questo confine, attraversandolo di continuo prima da un lato, poi dall'altro. Non è solo estetica glitch appiccicata sopra le canzoni: è la loro stessa musica che si comporta come un file corrotto, che si ripete, salta, si ristruttura e destruttura. Lo dichiara lo stesso titolo del loro album di debutto, "IDUTYDU", acronimo di I didn't understand that you didn't understand: il fraintendimento non è tanto un rischio del disco, che i nostri scelgono comunque di correre, quanto il suo programma.

Il quartetto - i francesi Fanny Meteier e Pierre Pradier e gli italiani Andrea Silvia Giordano e Marco Luparia - nasce a Parigi da un incontro tra improvvisatori e sperimentatori seriali. Hanno masticato tanto noise-punk, ma qui hanno scelto di mettere da parte la devozione per riscriverlo, trattandolo quasi come materiale di scarto da riciclare insieme a hyperpop, elettronica satura, piemontese, inteso come lingua, utilizzata a sorpresa in diversi frangenti. PINGU TRAUMA e BANANA PHONE BOI prendono un'iconografia pre e post internet e la fanno marcire dall'interno, fino a farla suonare più vicina a un incubo che a un meme. Il piemontese, dicevamo, quando arriva, non è per sentirsi a casa: è un'altra lingua straniera dentro un disco che di lingue ne parla tante, comprese quelle che nessuno ha ancora nominato.

Tenere insieme tutto questo per undici tracce non è gratis, perché “IDUTYDU” non è disco da compromessi facili. BARBIECUE si spinge fino all'harsh noise, LIQUIFY deve più di qualcosa agli Xiu Xiu, e il disco non addolcisce mai la transizione tra un estremo e l'altro. Ma "IDUTYDU" forse non va capito fino in fondo, e d'altronde lo dice il titolo stesso, lo confermano i pezzi. I FRANTX preferiscono essere un equivoco vivo e confuso piuttosto che morire in un genere. 

société étrange | heat @ dmute (fr)

L'idée de parcourir l'artwork d'un disque sans pouvoir cerner le genre de musique qu'il y a dedans nous amuse toujours, et nous sommes d'autant plus servi dans la sphère indé. Voici donc Société Étrange, avec un nom de groupe… étrange, puis des intitulés de morceaux – en anglais ou en français – tout aussi… étranges, quant à la pochette… Nous qui avions beaucoup apprécié le précédent album de ce trio instrumental lyonnais savions déjà quelle voie nous allions emprunter : celle d'une transe donnant l'impression paradoxale d'être à la fois statique et mouvante. Les compositions de Heat développent un groove cosmique (kosmische) basé sur des enchevêtrements de polyrythmies finement agencées et des jeux de résonnances et de réverbérations assez proches du dub. C'est alors dans ses effets de vibrations à la fois organiques et synthétiques que la musique singulièrement hypnotique de Société Étrange prend tout son sens et arrive à nous cueillir.

Leur troisième album Heat est disponible à cette adresse.

société étrange | chance @ radio nova (fr)

Une chronique de Mathieu Girod

Mathieu Girod nous propose de fuir l’actualité anxiogène de ces derniers jours en présentant en avant-première Chance, le nouvel album du trio lyonnais Société Étrange.
Une aventure sonore mystérieuse et prenante à travers l’underground de plusieurs époques et pays. Le groupe imagine un répertoire musical riche et métissé où le groupe allemand des seventies CAN rencontrerait l’icône du dub jamaïcain King Tubby, le musicien camerounais Francis Bebey, les fameux Kraftwerk ou encore le groupe de rap Spectre.

société étrange | chance @ prun.net (fr

Si tu aimes Joy Division et le psychédélisme

On plonge aujourd’hui dans le monde brumeux de Société Etrange avec leur morceau "Sur la Piste de Danse" fraîchement entré en playlist.

Derrière la Société Etrange se cachent trois français autodidactes à l’univers bien singulier et aux relents de fumée et de métal. Leur musique pioche dans le psychédélisme du krautrock et le rythme du dub pour proposer des sonorités obscures mais curieusement réconfortantes qui s’apparenteraient à une musique de transe dystopique.

société étrange | au revoir @ hartzine (fr)

Alors que L’Humanist SK Festival bat son plein entre Lyon et Paris (Event FB), le label plus Lyonnais que Bocuse S.K Records vient de révéler le 21 septembre dernier l’un des secrets les mieux gardés de la capitale des Gones avec la parution du premier EP de La Société Étrange. A la base duo né d’une attirance commune surnaturelle entre Antoine Bellini et Romain Hervault, avec en toile de fond un amas d’instruments analogiques et des résonances de musiques industrielles, krautrock et early electronic, cette toute nouvelle formation, pour laquelle François Virot a enregistré et mixé Au Revoir conçu à  quatre mains, s’est récemment étoffée d’un percussionniste en la personne de Jonathan Grandcollot. A l’écoute de leurs divagations aussi minimalistes qu’habitées, et dans les interstices desquelles il n’est pas rare de rencontrer un Genesis P-Orridge, un Chris Carter ou même un Holger Czukay, on se prend vite à  croire en leur bonne étoile, ressuscitant sans en profaner l’essence ces nébuleuses virées instrumentales ayant fait danser les enfants de l’Occident sur les cendres encore fumantes de la guerre puis de la désindustrialisation. Au Revoir se déflore ci-après en intégralité quand bien même La Societé Etrange sera en concert le temps d’une mini-tournée avec Clara Clara et Deux boules Vanille du 1er au 3 octobre.

emilie škrijelj & tom malmendier | tropism @ jazzhalo (be)

Emilie Škrijelj & Tom Malmendier – Tropism

E

Carton Records

Das Elektro-Duo Emilie Škrijelj / Tom Malmendier legt nun sein zweites Album „Tropism“ (dt Drehung, Wendung)  vor. Der Begriff bedeutet inhatlich u. a. gerichtete Bewegung von Pflanzen Mit minimalistisch zu bezeichnendem Instrumentarium versucht das Duo nun diese Begrifflichkeit in Klangformen zu erschließen:  Ein Plattenspieler, ein Drumset reicht für wilde Musik, wie der erste Track „Pua Pii“, eine Blume von den Marquesas-Inseln,. Sie kann sich  dank ihrer hakenförmigen Ränder festkleben, um zu gedeihen. Verspielt geht es weiter, mit dem  Song „Patoko Mata“. Dabei handelt es sich um ein Gras, das sich die Inselbewohner, insbesondere die Kinder, in die Augenlider stecken, um sie weit offen zu halten. Um was es sich bei „Kipo Kipo“ handelt,  wird uns nicht verraten. Doch ein Blick ins Netz gewährt uns Aufschluss und so wissen wir dann, dass es sich um eine Schale handelt, die aus Rosenholz gefertigt wird und in Französisch-Polynesien zum Beispiel für das Servieren von Poipoi dient, das aus der Brotfrucht hergestellt wird.

Doch nun zum musikalischen Teil: Fiepsendes, quietschendes Geschiebe auf einem Plattenteller; Scratching halt, und dazu Trommelwirbel im Übermaß. Das Scratching hört sich an, als würde eine neue Comic-Animation mit Figuren gedreht, die eine neuartige Sprache sprechen. So setzten sich im Kopf Sprechblasen bei Hören der Musik ab wie Tsch, Tklingklingeling, Tätatä oder Ähnliches. Stetes Schlagen auf einer Kuhglocke ist zu Hören. Dädöt, Huihm, Rrrhä oder ähnliche Laute nehmen wir auf. Dazu wirbelt Tom Malmendier an seinen Trommeln unter Verzicht auf Beckenschläge, die wenn sie denn kommen, sehr dezent gesetzt sind. Eher hat man den Eindruck Sticks tanzen zwischen Toms hin und her. Ab und an gibt es auch einen Beckenwirbel. Aus voller Kehle hört man die Klänge des Turntables und auch Vogelstimmen. Diese dürften wohl der Erzeugung elektronischer Effekte geschuldet sein. Klänge stapeln sich übereinander, wenn Emilie Škrijelj den Plattenteller dreht. Nutzt sie ihn auch für Perkussives oder ist das dann doch Tom Malmendier, der die Trommelwände dafür einsetzt? Wusch, Wui, WuschWuah – das sind auch Geräuschmodule, die an unser Ohr dringen. Und das soll nun die musikalische Umsetzung einer Blume von den Marquesas in Musik sein? Nun ja, da mag der Hörer Fragezeichen setzen.

Radiofrequenzen spielen im Weiteren eine Rolle und ein Hmhmhui. Noise Music präsentiert das Duo ohne Frage. Und dazu stellt sich die Frage zu dem Bezug zu den Marquesas. Gleiches gilt für das „stolpernde Drumming“, das mit Dynamik daherkommt, im Fluss ist und wächst und wächst. Und dazu hört man vermeintliche Laute des Dschungels, Geschnatter und Geschilpe, Zikadengesang, Katzenlaute oder Ähnliches. Und singt da nicht jemand Hohohohe? Und am Ende scheint alles in Windgesäusel zu vergehen.

„Pua Pii“ hören wir nachfolgend. Zischlaute entfalten sich. Man kann sich vorstellen, wie Finger über einen Platte gleiten und entsprechende Klänge erzeugen. Tock, Tock, Tock – so als würde ein Udu bespielt oder eine Schlitztrommel - ist zu hören. Bläst da jemand einen „Graskamm“? Das dumpfe Tock ist weiterhin vorhanden, ebenso das hochtönige „Graskammgebläse“. Oder ist da jetzt doch mal so, dass das S eines Saxofons zum Einsatz gebracht worden ist? Wimmernd und klagend hört sich an, was wir hören. Das Klingeln eines alten Wahlscheibentelefons dringt an unser Ohr. Das Aufheulen einer Bandschleifmaschine scheint Teil der Inszenierung. Oder wurde eine singende Säge bemüht, um Klänge zu erzeugen?

Nahtlos geht es mit „Kipo Kipo“ und ähnlichen Klängen weiter. Sind da nicht Klanghölzer zu hören und rasantes Getrommel? Hier und da gibt es das typische Knistern, das Platten beim Abspielen hören lassen. Bambusrohre werden ins Schwirren gebracht, so die Hörvorstellung. Basstrommelwirbel hören wir und kurz mal ein Pieppiep und weitere Vogelstimmen. Schlagwirbel erleben wir bis zum Ende und dann ist Schluss mit dem „Hörspiel“ von den Marquesas!

antoine ferris [kaaarst] @ chain d.l.k. (it/us)

Antoine Ferris: [KAAARST]

By Vito Camarretta(@) - Jul 17 2026
More reviews by Vito Camarretta

Artist: Antoine Ferris
Title: [KAAARST]
Format: CD + Download
Label: Carton Records (@)
Rated: 4/5

Some records introduce themselves politely. [KAAARST] kicks the door with the body of a bass guitar, then apologizes by humming a strangely beautiful melody. Humanity, as usual, is perfectly capable of making elegance out of blunt force.

French bassist Antoine Ferris has been an active presence in Toulouse's adventurous improvised music scene through projects such as Baraque à Free, Megacoaster, Feràmia and Totun, developing a vocabulary that treats the electric bass as anything but a conventional low-end instrument. Across those ensembles, and through collaborations with composers and improvisers, he has cultivated an approach where electronics, hip-hop production aesthetics, noise, and free improvisation are not competing languages but different dialects of the same conversation. [KAAARST], his first solo statement, feels less like a debut than the moment when years of accumulated experiments finally found a coherent gravitational centre.

Calling this a bass album would be technically correct in the same way calling a volcano "warm geology" would also be technically correct. Ferris continuously dismantles the identity of his instrument. Strings become percussion, feedback becomes melody, contact microphones amplify microscopic gestures, effects pedals generate unstable rhythmic companions that behave almost like stubborn improvisers rather than obedient machines. At times he attacks the instrument with his fists, elsewhere with a butter knife, turning performance into a peculiar choreography where every object seems equally qualified to become a musical tool.

Yet despite all this apparent violence, [KAAARST] never settles for noise as spectacle. The abrasive textures are consistently shadowed by melancholy. There is an emotional hesitation beneath the distortion, as though every burst of sonic aggression immediately questions itself. The album lives inside that contradiction, finding tenderness in abrasion and vulnerability inside mechanical repetition.

The sequencing reinforces this fragmented emotional geography. The miniature opener "crush" barely has time to introduce itself before dissolving, while "strange party" assembles fractured grooves from unstable rhythmic cells that flirt with electronic music without ever surrendering to predictable structures. Pieces like "hount orbe" and "coume sourde" stretch improvisation into something almost geological, allowing feedback and resonance to evolve with patient inevitability. Even the provocatively titled "electronic dance music" seems to smile ironically at genre expectations: if anyone arrives expecting club anthems, they may discover instead that dancing can also happen inside one's nervous system.

Ferris' fascination with electronic production is especially compelling because it never attempts to disguise the physicality of performance. Sampling techniques borrowed from beat-making coexist with unmistakably tactile instrumental gestures. Every scrape, strike and accidental resonance preserves the memory of hands touching wood and metal. The electronics do not erase the performer; they magnify the traces of his presence until every imperfection acquires structural importance.

The collaborative moments provide welcome shifts in perspective without interrupting the album's identity. Natacha Kanga's contribution to "shame's coming" introduces a fragile vocal dimension that contrasts beautifully with Ferris' fragmented instrumental language, while Louie Z's Occitan singing on "la nèu" anchors the record in a sense of place and cultural memory. The use of an endangered regional language feels quietly significant: amid all the digital manipulation and sonic deconstruction, an ancient voice appears, reminding us that experimentation does not require abandoning history.

There are echoes throughout the record of artists who have expanded the vocabulary of the electric bass and electroacoustic improvisation, yet Ferris avoids sounding derivative. His references to industrial music, glitch aesthetics, hip-hop production and free improvisation remain ingredients rather than destinations. The album constantly resists becoming too comfortable within any single tradition, preferring instead to occupy the unstable terrain between them.

The title itself suggests rugged landscapes shaped over immense stretches of time, and that metaphor proves surprisingly apt. These pieces often feel eroded rather than constructed. Sounds emerge like exposed mineral layers, revealing hidden colours beneath rough surfaces. Even the shortest tracks function as sedimentary deposits, each preserving tiny sonic fossils that resonate long after they disappear.

For listeners accustomed to clearly defined genres, [KAAARST] may initially resemble an elaborate puzzle whose picture never appears on the box. That is precisely its strength. Ferris trusts curiosity more than certainty, inviting repeated listening rather than immediate comprehension. The album rewards attention to detail: the unstable pulse hiding beneath distortion, the unexpected lyricism surfacing through feedback, the rhythmic intelligence concealed inside apparent chaos.

In an era where software can simulate almost any instrumental gesture with alarming efficiency, Antoine Ferris reminds us that unpredictability remains profoundly human. Sometimes all it takes is a bass guitar, a handful of pedals, questionable kitchen utensils, and the willingness to let accidents become collaborators. The result is an album that feels simultaneously raw and meticulously considered, proving that even broken signals can carry remarkably honest messages.

bobo & behaja @ le club de mediapart (fr)

Alors on danse jeudi ?

D’un bal-poussière qui dit bien son nom, jusqu’au dancefloor de la première Nuit Suds en passant par la majestueuse Soirée étoilée au Théâtre Antique, ce jeudi fait grimper en flèche les tempos !

Par FloR.Suds

Les rythmes frénétiques du tsapiky malgache de Bobo & Behaja rivalisent de fougue avec les punchlines désarmantes de la rappeuse franco-camerounaise Uzi Freyja. Version sans filtre de l’éternel féminin, elle confie son histoire intime dans un flow vertigineux qui laisse KO sur la piste !

Auparavant, c’est Fatoumata Diawara qui livre un vécu personnel pour faire danser son héritage wassoulou sur des rythmes rock et afro-beat. Afro-descendantes, les musiques latinas de Sabor a Mi s’épanouissent plus tard en sets radieux pa’bailar...

Rauque et caressante, la voix de Mari Froes nous fait danser encore sur tous les styles de la Musique Populaire Brésilienne. Cette jeune artiste au devenir certain enflamme déjà tous les auditoires.

Et c’est à un futur tout aussi florissant que sont promises les rondes mexicanisées du Périgord-Quercy de Framboyán. Enfin, pour les amateur·ices de quiétude, les ragas indiens du Duo Ananda bercent votre Sieste Musicale.

Diversité des voix, multiplicité des esthétiques musicales et suivi de carrière président à nos choix de programmation. L’Égyptien Abdullah Miniawy nous revient en trio ; il avait déjà fait fondre en larmes les festivalier·ères en 2019... Fils d’un muezzin cairote, il connaît le pouvoir des mots. Aux côtés du poète-slameur-philosophe, deux trombonistes jazz (Jules Boittin et Robinson Khoury, qui dirige un laboratoire de création) tissent entre psalmodies soufies, sons déstructurés et expérimentations sonores, un Moment Précieux aussi lumineux que numineux !

she's analog | no longer, not yet @ off topic magazine

She’s Analog – No Longer, Not Yet (Carton Records, 2025)

29 Giugno 2026

Recensione di Luca Onyricon Giglio

C’è una certa magia nella musica che resiste alla comprensione immediata, respira inquieta e aspetta, No Longer, Not Yet, il secondo album del trio avant-rock italiano She’s Analog, arriva come una dolce marea, rimodellando la riva lentamente e con precisione. Questo materiale si dispiega come un’ombra, intenzionale e bello nella sua capacità di sfuggire a facili classificazioni. Una band che comprende la grazia dell’incertezza non cercando gli spigoli vivi e risultati immediati di molte formazioni affini ma lasciandosi invece trasportare dai suoni come se intorno non ci fosse nessuno. La loro tavolozza è ampia: post-rock, jazz sperimentale, collage sonoro d’avanguardia, ma l’intento è intimo, un suono di intuizione collettiva, curato, nella sua entropia ragionata, in ogni minimo particolare. In tutto questo il titolo No Longer, Not Yet è una bussola appropriata, suggerisce uno stato liminale in uno spazio tra il divenire e lo svanire dove la musica incarna questo senso di essere in bilico.

Il trio costruisce trame sonore piuttosto che canzoni, incorporando i propri strumenti in forme amorfe che echeggiano, si disgregano e si riformano attraverso la foschia in una anti-composizione. Sono ambienti sonori, soundscapes fragili, in continua evoluzione e non timorosi del silenzio perché ogni elemento è presente e sfuggente nello stesso instante, sfruttando le chitarre che aleggiano dipingendo particolari sullo sfondo, coadiuvandosi di una batteria che suggerisce piuttosto che guidare. Gli elementi elettronici lampeggiano come fari di passaggio su una lunga strada silenziosa, a tratti sembra quasi che stia costruendo un’architettura sonora dalla nebbia, si percepisce la forma di qualcosa che subito dopo cambia e che non si riesce mai a trattenere completamente. C’è una straordinaria maturità nel modo in cui gestiscono il tempo, sono pacati, introspettivi, persino meditativi.

Questo loro secondo album ci regala 6 brani di jazz creativo e improvvisato in una lenta conversazione, che si dipana tra strumenti che ascoltano tanto quanto parlano e interagiscono fra di loro. Tingle apre l’avventura con una grande attenzione all’atmosfera, grazie all’uso strategico della batteria vivace di Giovanni Iacovella e della chitarra radiosa di Stefano Calderano, mentre Narrow Pass prosegue con ondate di bellezza grazie alla chitarra calda, alla batteria che accarezza e a uno sfondo onirico dove tutto è sospeso e difficile da ricordare. Danse Macabre e Slow, Kick si collocano a metà dell’album: il primo presenta un ritmo atipico, indolente e cinematografico, mentre il secondo beneficia delle tastiere imprevedibili di Luca Sguera che contribuiscono a creare un’atmosfera di mistero. Blu chiude l’album, con i suoi oltre 18 minuti di percussioni incisive, occupa l’intero lato B del disco. Qui il tempo si distende veramente come una tela dove i musicisti dipingono con pazienza, permettendo a ogni suono di vivere, decadere e ritornare in forme inaspettate in un capolavoro di narrazione sonora. La suite inizia con un ritmo minimale ma persistente, man mano che si formano gli strati, il brano si anima; chitarra leggera, momenti eterei e una rara intimità riflessiva a metà strada tra jazz, post-rock, minimalismo ed elettronica che fanno emergere le sonorità del Mellotron, più come apporto emotivo che come mera decorazione. Infine, i motivi percussivi ritornano, ma delicatamente modificati in una trasformazione sottile, persino spettrale, eppure, alla fine, tutto sembra diverso, non risolto, ma rinato.

In tutto l’album registrazioni sul campo e manipolazioni del nastro amplificano il senso di spazio e memoria imponendo al suono mai una staticita e protraendolo sempre in avanti, anche nell’immobilità, riflettendo così il tema centrale del lavoro, quel cambiamento implicito e quella tensione tra movimento e staticità. Questo viaggio sonoro sembra documentare la propria genesi. Un profondo centro emotivo eleva No Longer, Not Yet al di là della sperimentazione accademica non rendendolo un’opera di arte concettuale fredda ma, al contrario, alimentando un nucleo interno che pulsa di sentimento e calore. Sotto le astrazioni si cela proprio un calore umano, una vulnerabilità condivisa, una capacità di rimanere coerenti pur dissolvendo i confini della strumentazione tradizionale.

She’s Analog eccelle nel costruire architetture fragili, delicate, ma mai sgretolabili, è un ensemble che si fida del proprio istinto e l’uno dell’altro, sentendo la musica che viene creata in tempo reale, spesso improvvisata, ma mai caotica e disorganizzata. C’è una chiarezza d’intenti nella loro costrizione, si sentono musicisti che non lottano per lo spazio, ma lo intrecciano delicatamente, esemplificando anche il valore dell’ascolto, non solo del suono, ma anche dell’interscambio, del silenzio, di ciò che esiste tra le note. È qui che She’s Analog prospera. La loro musica è piena di assenze, ma non risulta mai vuota. Al contrario, vibra di possibilità, usano il suono come linguaggio e non semplicemente come espressione, comunicano come uno stato d’animo, un modo di essere evitando indiscutibilmente lo spettacolo. Qui non ci si atteggia. Qui non ci si dichiara. Si osserva.

È facile collocare questo album nella tradizione dei grandi del post-rock o degli innovatori dell’avant-jazz ma i confronti non reggono. Usando sempre come paragone una ipotetica tela su cui dipingere le proprie astrazioni sonore gli She’s Analog sono meno interessati a seguire percorsi prestabiliti e contorni definiti, loro sono più orientati a sfumarli, a dare una plasticità all’inconsistenza con un linguaggio unico, plasmato dall’improvvisazione, influenzato dal minimalismo e profondamente radicato nell’autenticità emotiva. Con una durata di appena 40 minuti, questo No Longer, Not Yet risulta al tempo stesso completo ed effimero, un mondo a sé stante che non pretende mai di essere permanente. Come una pellicola esposta per il giusto tempo, l’album cattura qualcosa di fugace: un’atmosfera, una tensione, una transizione, un documento di divenire. E questo è il suo dono più grande. Gli She’s Analog sono una band rara, e una di quelle che dovresti assolutamente ascoltare, anzi, acquerellare e imprimere su una pellicola scaduta.

Tracklist:
01. tingle
02. narrow pass
03. danse macabre
04. slow, kick
05. tangled
06. blu

hassan k @ manifesto xxi (fr)

Robin Gillet
30 avril 2021

Hassan K : un merveilleux bordel

Isteghna, c’est le nouvel album complètement barré de Hassan K. Sur ce disque, on retrouve de la musique traditionnelle iranienne, de la musique électronique, ou encore du death metal. Ça part dans tous les sens, mais c’est le but. On vous explique.

Si j’avais été vendeur à la Fnac et que l’on m’envoyait le carton des disques du nouvel album de Hassan K, je les aurais laissés au carrefour de tous les rayons. On en voit passer des styles de musiques « inclassables », mais rien ne vous prépare à cet album. Dès le premier titre « Gardgiri », on retrouve un style de fuzzy surf-rock qui pourrait ouvrir un Pulp Fiction. Oui mais seulement voilà, au bout d’une minute débarquent des cuivres et des violons, telle une symphonie de générique des premiers James Bond avec Sean Connery. Le clou est enfoncé avec le second morceau « Akvan », death metal complètement loufoque chanté par la voix du service après-vente des enfers.

Keyvane Alinaghi est un artiste franco-iranien installé à Lille. Il place au cœur de son travail une dualité entre musiques perses traditionnelles et musiques occidentales. Avec une façon de faire très DIY et punk, il trafique les instruments traditionnels orientaux comme le setâr. Les influences de Hassan K sont multiples et diverses, et on les retrouve toutes sur ce LP. Il les fait se succéder les unes à la suite des autres, ce qui donne un magnifique collage, peut-être déroutant pour pas mal de monde. Âmes sensibles à la dissonance s’abstenir.

Dans les légendes perses, Isteghna est l’étape du détachement, de l’introspection nécessaire à la compréhension du semblable, du sensible, mais plus particulièrement de l’imaginaire occulté. Le détachement, c’est le maître mot de ce qui lie cette douzaine de titres. Les structures classiques sont déconstruites : toutes les 30 secondes, ça change. Imaginez en soirée cet·te pote un peu surexcité·e qui passe d’une autre musique à l’autre à chaque minute, sans aucune logique. C’est ce qui rend l’écoute de l’album complexe car ce n’est pas un disque d’ambiance. Il ne s’écoute ni pour travailler, ni pour faire l’amour, ni pour conduire. C’est un album qui s’écoute, contemplatif face au chaos qu’il génère. Un bordel magnifique, mêlant punk et humour décalé, pour un résultat chevaleresque.

frantx | idutydu @ the quietus

The Quietus Albums of the Year So Far 2026 (In Association with Norman Records)

39.

FRANTX
IDUTYDU

The debut from Paris-based Franco-Italian quartet FRANTX is messy in the best possible way, a post-everything riot of re-pitched, multi-lingual vocals, mutilated guitars, toy synth, tuba, tumbling drums and concrète-inspired collage. These restless, wayward songs can veer from electroclash to jazzy math rock and back again in the space of the same song (‘Fly Communication’), smash together hyperpop with post-punk, or set the recollections of an elderly Italian lady to Gastr Del Sol-style post-rock (‘Vittoria’). Best of all might be the first-stuttering-then-churning noise-scape of ‘Banana Phone Boi’. Despite the suggestions of social media-induced dislocation – the opening track is called ‘Sorry I’m Feeling Emoji’ – IDUTYDU feels alive and engaged, the sound of a highly skilled unit giving free reign to its collective imagination. 

David McKenna

raphael vanoli @ citizen jazz (fr)

Raphael Vanoli, guitariste chuchoteur

Raphael Vanoli
joue de sa guitare électrique comme d’une flûte et crée des paysages sonores cosmiques et de merveilleux vols nocturnes.

À une extrémité du demi-cercle se trouvait Raphael Vanoli, le murmureur et chuchoteur de guitare.
Il a développé une méthode permettant d’utiliser sa guitare électrique pour produire un son semblable à celui d’une flûte, comme un instrument à vent, en soufflant dans/contre les cordes résonantes. Cela peut sembler étrange, mais il fait preuve d’une grande habileté pour évoquer naturellement des vagues ondulantes et allongées de l’attraction mélodique subliminale. Ces vagues sonores avaient sans aucun doute leurs qualités propres de confluence bruyante et de flottaison légère. Employées aux bons moments dans les deux représentations, elles ont révélé leurs effets magiques. Le long fondu-enchaîné du premier concert porté par ses brises de guitare changeantes et allongées a été l’un des moments les plus délicats de la soirée. Il a conservé le caractère profond de l’ensemble de manière très intime.

borguefül @ la dépêche du midi (fr)

Najac. La semaine musicale de l’association Hors Loge

Publié le 17/1/2025 à 05:15
Article rédigé par Correspondant de l’Aveyron

La semaine s’annonce dense et vibrante à Hors Loge, où se succéderont les propositions musicales et les univers sonores singuliers. Dès mercredi 19 novembre à 19 heures, le lieu accueillera Borguefül pour un concert à la croisée des éléments. “Borguefül, c’est des sensations, des montagnes, pierres, pluie, failles, vent, fluides, monstres, nuits. Beaucoup de terre. Beaucoup de poussière.” La voix y chante, murmure, râle ou crie dans une langue lointaine, un patois recousu. La contrebasse, au son brut, tisse des fragments mélodiques et rythmiques, joue des tensions harmoniques et des variations de timbre, entre vibrations crasseuses et ruptures de motifs. Un solo qui se déploie en strates multiples, cherchant à faire entendre le relief des espaces à travers le son, entre souffle et silence, toujours ancré dans la matière du monde.

[…]

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borguefül @ ouest france (fr)

Mélanie Loisel et Rachel Langlais, deux artistes en quête d’exploration sonore à Rezé

Les deux artistes, Mélanie Loisel et Rachel Langlais, seront de passage, à la Soufflerie, de Rezé, ce mercredi 5 février. Un co-plateau avec deux compositrices portant des projets hors des sentiers battus.


Ce mercredi 5 février, la Soufflerie de Rezé vibrera au rythme de l’expérimentation musicale avec la contrebassiste Mélanie Loisel et Rachel Langlais. Deux artistes aux parcours singuliers, unies par une même quête de sonorités inédites et une approche où se mêlent improvisation, textures et émotions.

Avec Borguefül, Mélanie Loisel façonne une musique où la nature et l’enfance ne sont jamais loin. 

“J’ai grandi en Haute-Loire, passé du temps dehors. Cela m’habite...”

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borguefül @ fip (fr)

Métropole de Nantes : "Dothe" +"Borguefül", musiques curieuses

Le 5 février 2025

Par Florence Moreau • Jeudi 23 janvier 2025 • 2 min de lecture

Rachel Langlais et Mélanie Loisel titillent notre imaginaire à l’occasion de leur spectacle à L’Auditorium de Rezé.

Partons hors des sentiers battus, en compagnie de deux musiciennes : Mélanie Loisel et Rachel Langlais. La première est contrebassiste et la seconde, multi-instrumentiste. Avec Borguefül, Mélanie Loisel s’imprègne des sensations de la nature, des bruits de la nuit, mais aussi du patois entendu en Haute-Loire lorsqu’elle était enfant. Elle le met en voix, tout en explorant les différentes sonorités de sa contrebasse, qu’elle joue à l’archet ou au doigt. Ainsi, la musicienne interroge la relation entre musique traditionnelle et contemporaine :

Quant à Rachel Langlais, on l’a découverte en tant qu’accordéoniste et chanteuse au sein du groupe de chanson cabaret Klaktonclown sur les scènes nantaises à la fin des années 90. Poly-instrumentiste, elle s’est ensuite exprimée dans différents projets dont My Name is Nobody, Faustine Seilman ou La Colonie de Vacances. Elle est également accordeuse de piano. Dans son projet « Dothe », trois pianistes dont elle-même se font face sur scène et explorent ensemble de nouvelles contrées pianistiques, en glissant parfois quelques objets inattendus entre les marteaux et les cordes. Aux côtés d’Antoine Berland et de Jean-Baptiste Julien, la musique apparaît minimaliste et contemporaine :

À l’occasion d’un co-plateau, Rachel Langlais et Mélanie Loisel, qui ont par ailleurs déjà joué ensemble, nous proposent de découvrir leurs univers où pianos préparés et boucles répétitives côtoient la douceur des mélodies pop. Pour ce concert, prévu mercredi 05 février 2025, à 20h, à L’Auditorium de Rezé, la Soufflerie s'associe à Pannonica et au Lieu Unique. Singulier et cinématographique.

frantx | idutydu @ music map (it)

''Idutydu'', nuovo lavoro dei Frantx uscito il 22 maggio 2026, sceglie di abitare il caos, non di metterlo in ordine. Il collettivo parigino, formato da Fanny Meteier, Andrea Giordano, Pierre Pradier e Marco Luparia, costruisce un album che sembra nascere da una collisione continua tra punk, elettronica, noise e suggestioni hyperpop, senza preoccuparsi troppo di rispettare confini o etichette.

Già il titolo, acronimo di ''I Didn’t Understand That You Didn’t Understand'', suggerisce un tema centrale: l'incomunicabilità. Ma invece di affrontarla con toni drammatici, i Frantx la trasformano in una materia sonora instabile, nervosa e imprevedibile.

Il primo singolo ''Barbiecue'', pubblicato a marzo, è probabilmente la porta d'ingresso ideale nel loro universo. Il brano riesce a essere aggressivo e ironico allo stesso tempo, alternando frammenti melodici e improvvise esplosioni rumoristiche. È una canzone che sembra smontarsi e ricomporsi continuamente, mantenendo però una sorprendente coerenza interna.

Più che una raccolta di canzoni tradizionali, ''Idutydu'' appare come un flusso di idee in costante trasformazione. Le voci vengono deformate, filtrate, sovrapposte; la chitarra elettrica dialoga con elettronica, melodica, synth giocattolo e tuba, creando paesaggi sonori che spesso sfuggono a qualsiasi definizione immediata.

Ciò che colpisce maggiormente è la capacità del gruppo di mantenere un'identità precisa pur lavorando sull'instabilità. Dietro il rumore c'è una ricerca vera, un desiderio di mettere in discussione non solo le forme musicali, ma anche il ruolo stesso dei musicisti e il modo in cui si costruiscono le relazioni all'interno di una comunità artistica.

L'ascolto non è sempre semplice. Anzi, spesso richiede attenzione e disponibilità a lasciarsi spiazzare. Ma è proprio in questa continua tensione tra disordine e invenzione che il disco trova la propria forza.

''Idutydu'' è un lavoro che provoca, incuriosisce e a volte disorienta. E proprio per questo riesce a lasciare il segno. In un panorama musicale sempre più prevedibile, i Frantx scelgono la strada più difficile: quella dell'esplorazione. E il risultato è uno dei progetti più originali e coraggiosi che ci sia capitato di incontrare negli ultimi tempi. (Sara Stella)

société étrange | heat @ o's place jazz magazine (us)

Société Étrange    -    Heat 71

O's Notes: Societe Etrange is a French trio with Antoine Bellini (electronics), Romain Hervault (b) and Jonathan Grandcollot (d). We are immediately greeted by the pumping beats of a club scene. The krauts music is composed of simple electronic beats revolving around a heavy bass line with a hypnotic, airy feel. There are hints of reggae on “Soleil Lourd”. The mysterious “Place Saint Bruno”, “Fenetre Sur”, and “Chamber Dress” are highlights in this roots music revival.

antoine ferris | [kaaarst] @ silence and sound

Antoine Ferris

[KAAARST]

(Carton Records)

Bassiste et contrebassiste, actif au sein de plusieurs formations, Antoine Ferris est aussi un aventurier de son instrument, le détournant de son usage traditionnel pour le catapulter dans les sphères de l’expérimentation à coups de pédales d’effets, appréhendant la musique de manière peu conventionnelle, où les glitches et les bruits blancs forment des zones de ruptures au bord de l’implosion.

Avec [KAAARST] il déboule dans des espaces glissants, où les contours d’une pop libérée de tout artifice se greffe au sein de son univers grésillant, histoire de nous faire prendre toute la mesure de son incroyable talent, à l’image des titres La Nèu feat. Louie Z ou Shame’s Coming feat. Natacha Kanga.

Antoine Ferris n’est pas sans évoquer certains artistes signés chez Editions Mego, de par sa faculté à redessiner les contours d’une scène électronique expérimentale aux agitations soniques enthousiasmantes. Un album joueur aux textures sauvages qui nous prend aux tympans pour ne plus quitter. Implacable.

Roland Torres

Link: cartonrecords.bandcamp.com/album/kaaarst