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tatiana paris | t h a l l e @ jazzmania (be)

Tatiana Paris : thalle

Publié par Claudy Jalet le 23 janvier 2026

Carton Records

A la vue de cette pochette, j’ai immédiatement pensé à celle de « Still Life » de Van Der Graaf Generator. Ici aussi, c’est ce végétal sans racines, sans feuilles, nommé le thalle qui sert d’illustration et il est, finalement, une bonne évocation de la musique jouée par cet artiste. Tatiana Paris déploie ici son second volet sonore (après « Gibbon » en 2022). Un album de dix compositions, titrées sans majuscule, qui se déploient d’une traite pendant 45 minutes. Un étonnant voyage, parfois hirsute, sur lequel Tatiana joue de la guitare préparée, l’accompagne de synthèses modulaires, d’objets, d’un vieux « hertzian acousmonium » (un ancien enregistreur), d’un orgue, parfois d’un chant éthéré, auto-tuné. Cette musique cinématographique semble se mouvoir, se fondre dans le milieu sous-marin. On s’imagine les végétaux ondulant au rythme d’un courant liquide. On imagine une lente progression de notre être dans le monde aquatique (« thalle I »). Puis c’est une guitare acoustique, striée, qui accompagne la voix de Tatiana sur « canine ». Parfois, les sonorités sont perturbées, triturées. C’est alors de l’ambiant bruitiste qui surgit (« hibbon »). On accepte une sombre mélopée presqu’uniforme de huit minutes (« thalle II ») avant les délires dissonants, low-fi, mais assez fascinants de « grand duc ». C’est sur un décousu « salluit » qu’elle nous laisse, tout en y posant sa voix et en agissant de ses doigts sur nombre de boutons, qu’elle semble bidouiller en tous sens. De la « chanson française » réellement autre qu’Areski et Brigitte Fontaine doivent apprécier tout en se marrant, en se disant, qu’avec ce titre, ils ont fait des émules ! En essai de conclusion, je dirai : dans son ensemble, ce « thalle » se veut comme une suite parfois étrange de structures sonores, un peu bruitistes, un peu lumineuses, un peu caverneuses, ambiant, répétitives, au fil des ondulations du végétal et de son milieu. Une étrange déambulation musicale peut-être pas aussi fictive que nous pourrions le penser.

tatiana paris | t h a l l e @ the new noise (it)

Di ritorno dopo il suo esordio Gibbon del 2022, Tatiana Paris non pubblica un disco, ma una sorta di organismo vivente. Un organismo che tramite una fotosintesi mirata ci nutre liberando nell’aria arie nebulose, sulle quali la musicista interviene. Il suo incedere oscilla fra strumentali cheti ed arrangiamenti acustico-rumoristi. Ricorda vagamente quell’onda magica e acustica che spesso accompagnava le uscite Tomlab, una sensibilità che di questi tempi si vede rifiorire anche nelle produzioni di aus e di Flau Records ad esempio, anche se qui, tramite il cantato, l’approccio vira in direzione di qualcosa di più intimo ed orecchiabile. I brani sembrano formarsi per genesi biologica, quasi come il corallo in copertina, molecola dopo molecola in forme e colori delicati. La chitarra boccheggia fra un respiro e l’altro, placida, a dare grumi di suono che a tratti potrebbero ricordare la magia dei Gastr Del Sol in trasparenza, quasi come se invece di spartiti Tatiana suonasse direttamente degli erbari, dando il via a piccoli caos appena percettibili, come minute forme di vita sotto il vetrino di un microscopio. Quando poi interviene l’organo di Rachel Langlais nelle due parti della title-track la magia si fa ieratica e immobile, quasi ci costringesse a cercarne una presenza con lo sguardo oltre che con l’udito. Il ritorno della voce nella conclusiva “salluit” (tutti gli interventi vocali sono tratti da poemi di Pierrick Pagé, Joséphine Bacon e Marie Andrée Gill) è un commiato crepitante e misterioso, un breve attimo di crescita e di luce condivisa fra esseri in continua evoluzione e cambiamento.

tatiana paris | t h a l l e @ à découvrir absolument (fr)

Carton Records a ce pouvoir de nous magnétiser par l’inconnu, par le prisme d’escapade musicale aventureuse. Au gré des sorties, il nous arrive de nous fondre dans le minéral ou de nous plonger dans les méandres de quelque chose de plus organique.

Avec Thalle de Tatiana Paris, c’est une sorte d’apogée, de pièce unique, inaltérable, parvenant à nous happer dans un inconfort sonore (intro) qui joue à la fois son rôle d’appât, mais surtout de procession vers un autel recouvert de cette thalle qui se déploie avec un détachement quasi-surnaturelle. Foisonnant et prégnant, la musique balise un chemin d’excellence, s’extirpant des flots balisés, pour mieux traduire ce que l’évanescence peut produire quand elle n’est pas la racine du futile (Hibbon inédit fantastique de Low) A tomber comme du Gastr del Sol, cela nous fait fondre comme certains travaux de field recording hébergé par l’excellent label Aagoo records, c’est lumineux comme un lever de soleil dans les brumes légères d’un sommet vosgien l’été.

Thalle est la traduction musicale parfaite du mot EMOTION, une ballade sans âge, une plongée, telle celle du Discovery One vers ce que nous ne pouvons imaginer, une frontière, celle qui répondrait à la possibilité que l’infini puisse avoir une fin.

Entre structures sonores planantes et pleines de bruits, de propositions d’évasion, Thalle est une envolée émouvante, presque mystique, et pourtant bien ancrée dans le sol, avec des racines qui seraient orientées vers le ciel. Terrassant de beauté.

tatiana paris | thalle @ skug (at)

Das Jahr 2025 in Listen

  • Yoko Ono/The Great Learning Orchestra: »Selected Recordings From Grapefruit« (Karlrecords)

  • Noura-Mint Seymali: »Yenbett« (Glitterbeat) 

  • Tatiana Paris: »thalle« (Carton Records)

  • The New Eves: »A New Eve Is Rising« (Transgressive Records)

  • Christian Kjellvander: Ex Voto/The Silent Love« (Tapete Records)

  • Chick Boyd: »Gay Like Me« (chickboyd.com)

  • Party Dozen: »Mad Rooter«/»Ghost Rider« (City Slang)

  • Michaela Melián: »Music for a While« (a-Musik) Artikel

  • Lukas Lauermann: »Varve« (col legno) Artikel

  • Ø: »Sysivalo« (Sähko Recordings) Artikel

  • Lovers: »Lettres d’amour«(Thanatosis) Review

  • Lonnie Holley: »Tonky«(Jagjaguwar) Review

  • Mick Harvey and Amanda Acevedo: »Golden Mirrors« (»The Uncovered Sessions Vol. 1)« (Mute Records) Artikel

  • Max Nagl: »Remise« (Rude Noises) Review

  • Miriam: »Sing-A-Beast« (Dissipatio) Review

tatiane paris | thalle @ à découvrir absolument (fr)

22 décembre 2025 /

Gerald De Oliveira

“Bilan 2025”

Allez, à la one again, encore un bilan pour que dalle. Vous allez me dire, mais pourquoi continuer, et la réponse est simple, par soucis de fixer dans le temps une année musicale, afin de pallier une mémoire qui finira par se barrer, comme tout le reste. Ce sont donc 20 albums ou EP, récapitulatif de mes écoutes nomades qui excluent les lives sinon Radiohead et Nick Cave seraient de la partie (merci itunes) et de mes écoutes à la maison (merci petit calepin qui comptabilise les écoutes des vinyles......vous me croyez......vous devriez...ou pas). 20 propositions d’un chroniqueur en fin de parcours, qui depuis plus de 25 ans balance ses bêtises en se prenant avant tout pour ce qu’il est, un improbable branleur, indécrottable ours, qui aime la musique pour les émotions, mettant de côté l’intellectualisation outrancière qui a fini par tuer une grande frange de la musique pas comme les autres. Alors profitez de ces 20 disques, prenez des claques, des caresses, prenez tout ce que ces disques vous donnent, l’impression qu’il y a toujours quelque chose de vivant ici-bas, et que la mémoire, si elle n’est pas neuve, a la possibilité d’encore se charger de plaisirs musicaux.

[…]

8. Tatiana Paris – Thalle

« ...entre structures sonores planantes et pleines de bruits, de propositions d’évasion, Thalle est une envolée émouvante, presque mystique, et pourtant bien ancrée dans le sol, avec des racines qui seraient orientées vers le ciel. Terrassant de beauté. »

tatiana paris | thalle @ written in music (nl)

In 2022 bracht Tatiana Paris met Gibbon haar eerste soloplaat uit. Het album bestond vooral uit sologitaar en tapes en leverde haar de nodige erkenning en daarmee ook tientallen concerten op.

Paris is nu terug met haar tweede plaat, wederom op het Franse label Carton Records. Ze maakt met thalle een plaat over willekeurigheid en correlatie. Hoe komen niet-gesynchroniseerde elementen samen om een harmonieus geheel te vormen? De albumtitel verwijst daarbij naar planten zonder wortels en bladeren, zoals bijvoorbeeld algen of mossen.

Weinig houvast dus, maar dat maakt van thalle geen los zand of nietszeggende vaagheid. Wél is het weer een uitdagende, experimentele plaat. De eerste zeven, acht minuten worden intrigerend gevuld met schijnbaar losse geluidjes, kleine noise en indringende drone.

Modulaire synths, orgel, objecten, radio, tapes, bewerkte gitaar en stem zijn de elementen die thalle vormen. Op hibbon horen we een zwaar (door auto-tune) bewerkt koor en intense, geladen, fuzzy noise. De titel van de track verwijst naar het afsterven van organen en de tonen die zich manifesteren na het verdwijnen van de ademhaling, een idee wat je ook kunt koppelen aan het uitzetten van machines. En dat is vooral wat hibbon uitstraalt.

pagaille laat machinale klanken horen die toch iets organisch en warms houden. Een fris soort minimalisme dat – inderdaad – willekeur tot een vreemdsoortige harmonie weet om te vormen.  Dat geldt ook voor grand duc dat ‘zeurt’ als een insect maar dat ook een kalme progressie, voortgang laat horen. Ook hier komen kleine autonome entiteiten samen om tot een min of meer coherent klankenlandschap, muziekstuk te komen.

Op canine zingt Paris een liefdevolle tekst die ze ooit kreeg van haar geliefde. Het stuk is daarmee een stuk concreter en tastbaarder. IJle jazzgitaar en Paris’ dito voordracht zijn de enige elementen in dit ruimtelijke, open stuk. De twee titelstukken – bewust op iedere plaatkant één – bestaan vooral uit orgel drone, van de hand van Rachel Langlais. Tatiana Paris deinst er niet voor terug om hier ruim de tijd voor te nemen, maar beide tracks weten zonder meer te prikkelen.

De muziek van Tatiana Paris laat zich niet gemakkelijk omschrijven. ‘It moves between noisy chanson and spectral minimalism’, werd wel gezegd. Daar zit wat in. Op thalle kun je vele termen loslaten, vooral omdat de muziek het machinale combineert met het organische, het serene met het verstorende. Het beste is om het album gewoon te ondergaan. De kans is groot dat het een bijzondere, mindful ervaring oplevert. Muziek als dit laat heel veel ruimte voor interpretaties, associaties en een prikkelende onduidelijkheid.

tatiana paris | thalle @ sowhatmusica (it)

di Peppe Trotta

Un ulteriore grado di libertà, di ‘accidente’ voluto, entra a fare parte dell’immaginario sonico di Tatiana Paris per dare forma al suo secondo lavoro solista. Thalle riparte dalle intuizioni dell’esordio del 2022 – sempre per Carton Records – espandendole nel lessico e nella sovrastruttura concettuale, sconfinando in un susseguirsi cangiante di singole entità risonanti incastrate in un flusso privo di soluzioni di continuità.

La sperimentazione pura sulle potenzialità delle corde della chitarra sottoposte all’azione di tecniche estese rimane presente senza più essere centro delle composizioni. Il contributo degli agenti esterni – nastri, echi ambientali, inserti elettronici – si fa più corposo, ma è soprattutto la presenza dell’organo a caratterizzare l’insieme. I suoi suoni sostenuti permeano ciascun paesaggio, pensato e sviluppato come compresenza di elementi eterogenei da organizzare per funzionare.

Al ribollire tattile dell’elettroacustica inaugurale corrisponde la diluizione drone ambient della prima sezione della title track, così come allo stridore avant della frastagliata Pagaille fa eco la forma canzone elegante di Canine. Ogni tassello, isolato, risuona a se stante, scollegato dal tutto per forma e atmosfera. Eppure l’autrice sa ricavarne una trama coerente in cui leggerezza melodica (Avril), rigore esecutivo (Thalle), decostruzione (Grand duc) e sperimentazione (Salluit) convivono generando un caleidoscopio abbagliante.

Tatiana Paris | Thalle @ music map (it)

Con ''Thalle'', uscito per Carton records, Tatiana Paris firma un’opera che sfugge alle classificazioni semplici.

Il titolo, che richiama il “tallo” – organismo privo di radici e foglie, come licheni e alghe – è già una dichiarazione poetica: una musica che cresce senza appoggiarsi a strutture convenzionali, ma che si sviluppa in modo organico e coerente.

L’album si apre con ''Intro'', un invito sommesso che prepara il terreno a un viaggio sonoro fatto di contrasti e delicatezze. Le due tracce omonime, ''t h a l l e l'' e ''t h a l l e ll'', sono lunghe distese di drone agli organi, suonate da Rachel Langlais, che instaurano un tempo dilatato, quasi liturgico.

Tra queste isole sonore si insinuano miniature intime: ''Pagaille'' tintinna e si frantuma, ''Canine'' brilla di purezza cristallina, mentre ''Grand Duc'' si muove come un metronomo scomposto, sospeso tra chitarra preparata e timbri ibridi.

Tatiana Paris lavora con un arsenale eterogeneo – chitarra preparata, voce, piezo, radio, synth modulare, oggetti – ma il risultato non è mai gratuito. Ogni suono sembra cercare la sua collocazione in un ecosistema fragile, dove il caos trova ordine attraverso micro-correlazioni.

È insomma, la sua, una musica che non punta all’originalità forzata, ma alla sincerità: un minimalismo caldo, epidermico, che trasmette prossimità e ascolto profondo.

Se il precedente ''Gibbon'' (2022) mostrava già la sua inclinazione sperimentale, ''Thalle'' la conferma e la amplifica: un disco esigente, ma capace di regalare momenti di pura contemplazione.

Non è solo un album, è un organismo vivo, che respira lentamente e invita a rallentare il proprio ritmo per percepire altre temporalità.

In sintesi: ''Thalle'' è un’opera che intreccia drone, improvvisazione e poesia sonora in un continuum meditativo. Un disco che non cerca di piacere a tutti, ma che conquista chi è disposto a lasciarsi avvolgere dalla sua discreta radicalità. (Andrea Rossi)

tatiana paris | thalle @ luminous dash (be)

by Patrick Bruneel

Het woord Thalle (Frans) kan in het Nederlands (en Engels) worden vertaald als Thallus, en dat betekent dan zoiets als een aanduiding voor de bouw van organismen die er plantaardig uitzien, maar niet én wortels en stengels en bladeren bezitten. Algen, schimmels en korstmossen zijn onder meer lid van deze familie. Voor Tatiana Paris gaat thalle over willekeur en samenhang (correlatie) of hoe komen dingen die niet synchroon met elkaar zijn toch tot een harmonieus geheel. Het zijn vormen die zich discreet ontwikkelen en toch een grote invloed hebben, op de zee (algen) of op het oppervlak van een boom.

Tatiana Paris houdt ervan om het chaotische, het ongeordende, te organiseren, te synchroniseren, tot het zin krijgt en dat doet ze niet alleen door waarnemingen in de natuur maar ook met haar muziek.

In 2022 debuteerde ze met het album Gibbon en na een hele rist concerten besloot ze om Thalle maken. Geprepareerde gitaar, stem modulaire synthesizers, cassetterecorder, radio’s, objecten en op het in tweeën gedeelde titelnummer ook orgel, dat wordt bespeeld door Rachel Langlais.

Net als de willekeur van de thalle, waarover Paris het heeft, en de onvoorspelbaarheid van het uiteindelijke resultaat, is het album – negen stukken staan erop – geworden.

Drones, stukken met poëtische teksten (van de hand van Pierrick Pagé, Joséphine Bacon en Marie Andrée Gill), gitaargefriemel dat zo op een plaat van Fred Frith zou kunnen staan, jazzy melancholisch aandoende fragmenten, het is een beetje van alles wat en toch klinkt het als een samenhangend geheel.

Het album is dan wel nogal experimenteel, toch straalt het een bepaalde warmte uit, een soort liefde voor het kleine, het verrassende, het moeilijk te vatten bestaan van nietige zaken die toch een grote impact kunnen hebben. De Française weet ons daardoor prima te boeien, ook omdat ze veel facetten van haar inzichten tegelijk aan bod laat komen. De muziek is al even ongrijpbaar als het onderwerp en dat is best wel fijn.

tatiana paris | thalle @ salt peanuts (no)

Tatiana Paris, som er vokst opp i en nomadisk barndom, og er gitarist og bassist. Hun komponerer, improviserer og fremfører musikk som «taler til hjertet, rytmen og spekteret med intensitet og appetitt», som det står om henne på internettet. Hennes senere karriere, som har vært fylt opp av «institusjonelle erfaringer», har sett henne møte og eksperimentere med et bredt spekter av estetikk: improvisert musikk, argentinsk tango, pop, jazz, afrikansk musikk med mere. Denne rikdommen har gitt opphavet til hennes rå, poetiske stil, slik man hører på debutalbumet Gibon, hvor hun opptrer solo med preparerte gitarer, objekter og kassetter, og som ble utgitt på Carton Records i desember 2022.

Hennes nylige samarbeid har inkludert band og prosjekter som blant annet The Bridge, Seb Martel, Christine Salem, Eve Risser’s Red Desert Orchestra, Thomas de Pourquery, Théo Ceccaldi, Simone, Sandra Nkaké og mange flere.

På sin nye utgivelse, thalle, samarbeider hun med organisten Rachel Langlais på to låter, mens hun selv trakterer gitar, vokal, radioer, kassettspillere, modular synthesizere og objekter, og vi får ni «strekk», hvor hun, i presseskrivet, sammenliignes med blant andre gitaristen Fred Frith.

Det er relativt eksperimentell musikk vii får møte på platen, hvor åpningen «intro», nesten kan spores til noe trompeteren Arve Henriksen kunne vært involvert i. For det kan nesten høres ut som det er en trompet som åpner i et lyrisk landskap, før vi får «t h a l l e I» hvor orgelet kommer inn og styrer med lange toner. Og herfra og ut er det behagelig, drone-lignende affære vi får være med på.

Hele vegen vokser musikken på en fin måte. Hun kommer inn med litt «manipulert» vokal, som sammen med de andre instrumentene skaper en spennende reise i et musikalsk landskap som (nesten) kan sammenlignes med noe Jon Hassell, eller flere av hans «arvtagere» kunne ha gjort.

Det er spennende musikk hun bringer til torgs. Det er eksperimentelt, interessant og jeg har en formening om at hun har brukt god tid i studio for å sette sammen disse solostykkene. Tekstene er hentet fra forfattere som Pierrick Pagé, Joséphine Bacon og Marie Andrée Gill, og i de sekvensene hvor vokalen står i forgrunnen, minner hun om noe av det vi fikk av musikk på slutten av 1980 og begynnelsen på 1990-tallet på det belgiske selskapet Les Disques du Crépuscule.

En variert, spennende og interessant utgivelse fra ei dame som har mye nytt å melde på sin andre soloutgivelse.

Jan Granlie

tatiana paris | thalle @ 15 questions (en)

Tatiana Paris Shares her Creative Process

The French multi hyphenate wanted music that “could be listened to while cooking with children in the same room.” Her idea of this goal may differ from yours, though: “Thalle” is a journey into nocturnal psychedelia, using poetry as a form of non-violent resistance.

Name: Tatiana Paris
Nationality: French
Occupation: Composer, songwriter, multi-instrumentalist, sound artist
Current release: Tatiana Paris's new album t h a l l e is out via carton.
Recommendations for France: I'm lucky enough to live near the Loire River, just a few minutes' walk away. And right in my garden, a ten-meter-high tufa hillside drops away. The region is full of troglodyte dwellings and vineyards. I feel like I'm finally putting down roots in this space of rock and terroir, me, the nomadic child. And the fact that this rock is made up of the remains of coccolithophores (literally shells) drives me crazy, brings me back to my unbearable lightness. The whole thing is sublime.
Topic I am passionate about but rarely get to talk about: Actually, I'm completely obsessed with geology, watersheds, and the water cycle. I love maps, exploring space, and understanding the different representations of the Earth's layers and how water shapes the landscape.

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tatiana paris | thalle @ westzeit (de)

Dazu passen bestens die elektroakustischen Schichten, durch die sich die Französin TATIANA PARIS auf "t h a l l e"(Carton) gräbt, denn auch hier spielen die Möglichkeiten der (bearbeiteten) menschlichen Stimme im Verhältnis zu elektronisch oder mit einer präparierten Gitarre erzeugten Klängen die Hauptrolle. Minimalistisch, bei "t h a l l e I" meditativ drone-nd, manchmal auch lärmend, immer aber hoch konzentriert.

tatiana paris | thalle @ muzzart (fr)

C’est après un premier album solo, paru sur Carton Records en décembre 2022 et suivi de plus de 40 concerts, que Tatiana Paris l’expérimentatrice, plurielle (résumer son parcours exigerait un second article), offre, le mot est choisi, ce thalle dont le nom évoque un végétal sans racines, ni feuilles : des lichens, des algues. L’ enfance nomade de Tatiana influence de manière sûre le rendu, minimal, bruitiste comme intime, prenant dès ce intro aquatique, exotique ou pas loin, fragilement cuivré et donc les voix flottent. Superbe. t h a l l e l, ensuite, développe un drone de clarté diaphane. Serein, proche de l’immuable. hibbon, éthéré, étend une chape grisée aux excès tout en bruits inédits. Le climat, la variabilité de l’effort le subliment. pagaille, où l’inventivité sonore se met à nouveau en exergue, tintinnabule et se craquèle. canine, à la pureté d’eau de roche, cristallin, greffe voix douce et jeu subtil.

avril, en ce mois de novembre, sème un ombrage automnal. Et là aussi, une fois de plus, immersif si l’on s’y penche. Les ruptures, à peine décelables, donnent du relief. t h a l l e ll, obscur, s’étire sans mue réelle. De ce fait l’atmosphère s’implante, capturant l’auditoire. grand duc, de ses belles sonorités un tantinet fissurées, libres et voyageuses, maintient celui-ci dans une écoute quasiment méditative, livré à l’errance porteuse de ce t h a l l e. salluit, ultime phase aux tons narratifs saisissants, émaillée de notes en fatras grinçant, venant clore un disque exigeant et passionnant.

tatiana paris | thalle @ pointbreak magazine (fr)

Issu du numéro de novembre 2025. Par Guillaume Malvoisin.

Tatiana Paris sort un très beau disque de sérénité contrariée, intitulé t h a l l e.
L’ouverture et la déraison jalonnent le successeur de Gibbon, paru en 2022, déjà sur le label lyonnais Carton Records.
Il s’agit, une fois encore, de forer le silence. [...]
Des airs de fête bancale de Pagaille à la syncope faussement inquiète de Canine, de l'orgue-guitare métronome, métisse et délayé de Grand Duc aux textes impeccables et sibyllins, tout se répond à la discrétion. [...]
Souvent sans paroles, jamais sans récit.

tatiana paris | thalle @ rockerilla magazine (it)

L’artista francese, dopo il debutto dal titolo Gibbon del 2022, sempre su carton records, torna con un lavoro delicato e minimale, in cui la chitarra effettata, l’organo, gli innesti sintetici spesso in odore di ambient & gli inserimenti vocali suggestivi e discreti, disegnano paesaggi interiori pieni di sfumature, come cieli crepuscolari densi di nuvole. Le influenze dichiarate sono Fred Frith, Ellen Arkbro e Jules Reidy, dunque folk, avant-prog, ma anche drone-music. In apertura sembra di sentire echi à la Brian Eno, dopo un po’ fa capolino anche Cage: thalle è un disco ambizioso e suadente ALLA RICERCA DELL’INSIEME ARMONICO.