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Contrée du drone et autres ruptures rapides, Vallées est un lieu abrupt et souvent obscur qui borde la couleur corrodée et inchangée d’un label toujours ouvert à cette passionnante électronique bruitiste.
Douze titres qui ne laissent pas le moindre répit, à quelques fenêtres de respiration près, vous emportent dans une transe chamanique et peuvent entraîner une danse désarticulée, comme un robot dont les circuits imprimés auraient fondu et qui perdrait le contrôle de ses mouvements. Genre Terminator en fin de vie qui tenterait le moonwalk pour nous faire croire que tout baigne.
Oui, sous les sons désossés, crissant, à contresens, sous la patine du chaos et les étendues distordues, les vallées groovent méchamment.
Laissant la stratégie du chaos à quelque vieux stal’ en campagne, Simon Henocq joue le jeu de la noise en rendant les sons « à leur état sauvage » comme le formulerait Catherine Guesde, sans les perdre de vue pour autant. Son instinct le pousse à canaliser cette sauvagerie pour non pas la ramener du côté de l’apprivoisé mais sur le terrain du sublimé, ouvrant des passages audios impressionnants, comme cette bascule de la fin de S.T.I.R. Moins dissoute que magnifiquement dissolue.
Nouvel espace particulièrement fin, trajectoire sonore rigoureuse. Des blocs électro-noise compacts, saturés, presque abrasifs, cèdent la place à des étendues plus aérées où chaque grain, chaque vibration devient perceptible. Henocq travaille la durée avec une précision d’orfèvre : il installe une boucle, la laisse proliférer, s’éroder, muter. Puis bascule.
Côté live, acclamation totale pour Simon Henocq, qui a sculpté durant près d’une heure sans temps mort un intense matériau électronique – tendance techno industrielle – avec autant de finesse que de vigueur. On recommande au passage fortement l’album We Use Cookies, sorti en 2025, qui constitue la matière première de ce live renversant. L’incontestable pic de la soirée et du week-end.
David McKenna presents the best in underground and out of left-field French music. This week: including Sacred Lodge, Ciccio & 2mo, Sam Fleisch, Seb Brun & Simon Henocq and R/A/D.
Solitaire certes, mais habité, il continue son exploration du son à partir d’un matériau brut fait d’une multitude de bruits blancs aux éclats industriels. On est en effet ici dans la matrice de l’électronique où rien n’est foncièrement aimable ni même sensuel, sorte de dérèglement primitif qui agace l’oreille autant qu’il la captive.
Magazine musicale dedicato alle musiche avventurose della contemporaneità, dal jazz all'elettronica sperimentale, dalla black music al rock d'avanguardia, con particolare attenzione alle novità discografiche e alle scene sotterranee italiane e internazionali. Un'ora e mezza di musica che ogni notte, per tutta la settimana, si compone di ascolti differenti: nuove uscite, interviste, concerti e live report, speciali, monografie e interventi realizzati con materiali diversi e ospiti esterni, che trovano nell'alternanza delle proposte, delle voci e dei formati la specificità e il senso della ricerca radiofonica. Un programma a cura di Ghighi Di Paola e Antonia Tessitore con Chiara Colli, Simone Sottili e Nina Terruzzi.
“Ces deux là sont friands de tout ce qui traite d'électronique et en général de tout ce qui a trait au vocabulaire maîtrisant les ventres et les nœuds des ondes.”
Ces deux là sont friands de tout ce qui traite d'électronique et en général de tout ce qui a trait au vocabulaire maîtrisant les ventres et les nœuds des ondes.
Simon HENOCQ aime le bruit mais le bruit d'une certaine classe. J'ai autant pensé à EMPTYSET qu'à YELLOW SWANS et bien sûr à AUTECHRE quand ils sont proches de l'industriel. J'ai pu aussi sentir quelques influences à la MIKA VAINIO.