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frantx | idutydu @ solénopole (fr)

FRANTX | IDUTYDU

Et si le bug n’était plus l’accident, mais notre habitat naturel ? Avec IDUTYDU, FRANTX transforme la saturation contemporaine en terrain de jeu : onze morceaux traversés de glitch-noise, de punk spectral, d’hyperpop cabossée et de reggaeton passé au broyeur numérique. Un premier album fluorescent, instable et profondément vivant, conçu pour celles et ceux qui continuent de danser pendant que le monde affiche un message d’erreur.

Une poupée numérique ouvre les yeux

Sur la pochette imaginée par Rafaela Mascaro, un visage synthétique occupe tout l’espace. Sa peau irisée semble moulée dans une matière située quelque part entre le plastique, le brouillard et l’écran tactile. Ses yeux rouges ne regardent pas vraiment : ils scannent. L’image évoque une idole virtuelle tout juste réveillée, encore incapable de savoir si elle appartient au monde humain ou à la dernière mise à jour d’un logiciel émotionnel.

Cette ambiguïté irrigue IDUTYDU, acronyme de “I didn’t understand that you didn’t understand”. Une phrase en boucle, presque un dialogue entre deux intelligences qui auraient perdu le mode d’emploi de la communication. Chez FRANTX, l’incompréhension ne provoque pourtant pas le silence : elle produit du rythme, du bruit, des voix déformées et de nouvelles formes de désir.

Une rave dadaïste organisée dans les paramètres avancés d’un cerveau surchauffé.

Hypervitesse et jambes désobéissantes

Basé à Paris, le quatuor réunit Fanny Meteier au tuba, à la voix et au synthétiseur-jouet, Andrea Giordano à la voix, aux électroniques et au mélodica, Pierre Pradier aux guitares et à la voix, et Marco Luparia à la batterie, aux électroniques et au chant.

Leur musique ne repose pas sur une addition disciplinée de compétences. Elle organise plutôt leur collision. Le tuba cesse d’être uniquement un instrument grave pour devenir poumon mutant, basse difforme ou animal métallique. Les guitares se froissent dans des amplifications hétérodoxes. La batterie déplace le sol sous les pieds tandis que les voix, soumises au vocoder et à l’Auto-Tune, semblent chercher une issue entre le cri punk et l’avatar hyperpop.

FRANTX revendique ce brouillage des individualités, cette construction et cette destruction mutuelles. Entre improvisation, chansons et paysages électriques, le groupe élabore un collage dadaïste où une chaîne TikTok pourrait rencontrer la musique concrète dans les toilettes d’une rave clandestine.

Tracklist

IDUTYDU | 22 Mai 2026

  • 1. SORRY I'M FEELING EMOJI – 01:33

  • 2. PINGU TRAUMA - 03:25

  • 3. LTB - 05:38

  • 4. ORGASMIC KITCHEN - 04:05

  • 5. BARBIECUE - 03:28

  • 6. ANSUM - 03:54

  • 7. BARBIECODA - 02:58

  • 8. BANANA PHONE BOI - 06:38

  • 9. VITTORIA - 01:50

  • 10. LIQUIFY - 03:39

  • 11. FLY COMMUNICATION - 05:23

Onze fenêtres ouvertes dans le même cerveau

“SORRY I’M FEELING EMOJI” tient en une minute trente-trois : le temps nécessaire pour transformer une humeur en pictogramme, puis pour découvrir que le pictogramme souffre davantage que nous. “PINGU TRAUMA” poursuit cette enfance détraquée, comme si une mascotte télévisuelle avait été abandonnée dans un entrepôt industriel.

Avec “LTB”, les formes se dilatent. La musique ne file plus seulement à grande vitesse : elle commence à plier l’espace. “ORGASMIC KITCHEN”, produite par Andrea Giordano, porte déjà dans son titre une collision entre plaisir, domesticité et surcharge sensorielle. Ici, les appareils ménagers pourraient se rebeller et former un groupe de techno corporelle.

Le diptyque “BARBIECUE” / “BARBIECODA” introduit une poupée moins docile que celle des vitrines. Le plastique fond, le rose devient corrosif et l’identité manufacturée finit sur le gril. Entre les deux, “ANSUM” entretient l’impression d’un langage qui se fabriquerait en temps réel, par fragments, bégaiements et impulsions électriques.

Point culminant de cette dérive, “BANANA PHONE BOI” déploie plus de six minutes d’un humour aussi absurde qu’inquiétant. Le téléphone-banane n’est plus un jouet : c’est peut-être le dernier appareil encore capable de joindre quelqu’un. Après la courte suspension de “VITTORIA”, “LIQUIFY” dissout ce qu’il restait de solide. Enfin, “FLY COMMUNICATION” tente une ultime transmission aérienne : un message lancé depuis une zone où les mots sont déjà devenus des insectes lumineux.

IDUTYDU s’incarne sur un vinyle jaune électrique, comme si FRANTX avait pressé un éclair dans la cire. Sous son visage synthétique aux yeux incandescents, l’album promet une danse radioactive entre hyperpop, noise et bugs sentimentaux.

Le sommeil paradoxal d’une génération qui refuse à la fois de grandir et de s’endormir.

Le politique sous le maquillage fluorescent

Derrière son carnaval numérique, FRANTX pose une question sérieuse : comment exister comme musicien·ne dans un présent qui transforme chaque geste en contenu, chaque identité en profil et chaque révolte en tendance passagère ?

Le groupe ne répond pas par un manifeste figé. Il revendique des manières d’être non binaires, ambiguës, mobiles, jamais en attente. La politique de IDUTYDU se loge précisément là : dans le refus de choisir entre naïveté et cruauté, composition et improvisation, beauté pop et abrasion noise.

La photographie du groupe le suggère également. Les quatre visages, empilés et teintés de bleu, de rose ou de vert, forment moins un portrait collectif qu’un organisme à plusieurs consciences. Personne n’y occupe durablement le centre. Chacun devient momentanément le rêve, l’oreiller ou le trouble de l’autre.

FRANTX enchevêtre les corps comme il télescope les sons : quatre présences colorées, superposées, presque fondues dans une même vibration collective. Entre abandon, tension et étrangeté pop, ce portrait agit comme un manifeste visuel où les identités se brouillent, se répondent et deviennent déjà une forme de musique.

  • ANECDOTE : Un grommelot qui réclame de l’amour

FRANTX écrit notamment en piémontais et décrit son expression comme un grommelot arrabbiato réclamant de l’amour à travers un vocoder. Cette image pourrait résumer tout l’album : une langue cabossée, furieuse, parfois presque incompréhensible, mais dont chaque distorsion formule une demande de contact.

A propos de FRANTX

Basé à Paris, FRANTX est un quatuor glitch-noise qui ne mélange pas les genres : il les précipite les uns contre les autres jusqu’à provoquer de nouvelles réactions chimiques. Entre fantômes noise-punk, mumble trap, hyperpop, improvisation électroacoustique et musique concrète, le groupe façonne un univers d’hyper-vitesse dans lequel la chanson se dérègle, les voix réclament de l’amour à travers un vocoder et les instruments oublient volontairement leur mode d’emploi.

Autour du tuba, de la voix et du toy synth de Fanny Meteier, des voix, effets et machines d’Andrea Giordano, des guitares acoustique et électrique de Pierre Pradier, ainsi que des percussions, objets et dispositifs électroniques de Marco Luparia, FRANTX développe une musique fondée sur l’interaction, la métamorphose et la friction. Techniques étendues, amplifications hétérodoxes et extensions électroniques transforment le quatuor en organisme instable : chacun construit, dérègle ou détruit ce que les autres viennent de mettre en place.

Cette turbulence possède aussi une dimension politique. FRANTX interroge les rôles assignés aux musicien·nes, performeur·euses et compositeur·rices, tout en revendiquant des manières d’être non binaires, ambiguës et toujours en mouvement. Sa musique ne cherche donc pas seulement à produire des formes nouvelles : elle imagine d’autres façons d’exister ensemble.

Quelque part entre une chaîne TikTok entrée en collision avec Pierre Schaeffer et un carnaval punk diffusé depuis un futur déjà endommagé, FRANTX compose une musique pour danseur·euses aux jambes étranges. Un art brut, ludique et inquiétant, où le bug cesse d’être un accident pour devenir une possibilité d’évasion.

Site de FRANTX

Bandcamp

Clip "Barbiecue"

Fiche signalétique

IDUTYDU est paru le 22 mai 2026, en numérique et en vinyle, dans le cadre d’une coproduction entre Carton Records et Standard In-Fi. L’album a été produit et mixé principalement par Marco Luparia, avec Andrea Giordano à la production de “ORGASMIC KITCHEN”, puis masterisé par Nick Foglia.

Cru, naïf, cruel et intensément vivant, ce disque ne soigne pas les bugs de notre époque. Il les rassemble sur la piste de danse, augmente le volume et attend qu’ils développent enfin leur propre langage.

― Carton Records — Fondé officiellement en 2011, Carton Rds célèbre quinze ans d’aventures sonores et près de 80 parutions. Structuré autour des séries croix-croix (XX), bâton (///) et rond (Ø), le label défend des musiques libres, exigeantes, parfois abrasives, parfois dansantes ou hypnotiques. Avec IDUTYDU, coproduit avec Standard In-Fi, Carton confirme son goût pour les œuvres qui déplacent les formes, relient les artistes et ouvrent les oreilles autant que les esprits.

Au verso d’IDUTYDU, FRANTX troque le visage numérique pour un portrait en noir et blanc, comme l’envers humain d’un rêve sous Auto-Tune. Entre sobriété graphique et vinyle jaune acide, le disque révèle sa véritable mécanique : quatre corps réels derrière une musique totalement mutante.

frantx | idutydu @ impatto sonoro (it)

FRANTX – IDUTYDU

Di Fabio Gallato

I FRANTX preferiscono essere un equivoco vivo e confuso piuttosto che morire in un genere. 

Sorry I'm Feeling Emoji dura il tempo di una notifica e già non si capisce più chi stia parlando: la voce di Andrea Giordano, il vocoder che la mastica, o qualcos'altro che vive in mezzo. I FRANTX passano l'intero disco a giocare su questo confine, attraversandolo di continuo prima da un lato, poi dall'altro. Non è solo estetica glitch appiccicata sopra le canzoni: è la loro stessa musica che si comporta come un file corrotto, che si ripete, salta, si ristruttura e destruttura. Lo dichiara lo stesso titolo del loro album di debutto, "IDUTYDU", acronimo di I didn't understand that you didn't understand: il fraintendimento non è tanto un rischio del disco, che i nostri scelgono comunque di correre, quanto il suo programma.

Il quartetto - i francesi Fanny Meteier e Pierre Pradier e gli italiani Andrea Silvia Giordano e Marco Luparia - nasce a Parigi da un incontro tra improvvisatori e sperimentatori seriali. Hanno masticato tanto noise-punk, ma qui hanno scelto di mettere da parte la devozione per riscriverlo, trattandolo quasi come materiale di scarto da riciclare insieme a hyperpop, elettronica satura, piemontese, inteso come lingua, utilizzata a sorpresa in diversi frangenti. PINGU TRAUMA e BANANA PHONE BOI prendono un'iconografia pre e post internet e la fanno marcire dall'interno, fino a farla suonare più vicina a un incubo che a un meme. Il piemontese, dicevamo, quando arriva, non è per sentirsi a casa: è un'altra lingua straniera dentro un disco che di lingue ne parla tante, comprese quelle che nessuno ha ancora nominato.

Tenere insieme tutto questo per undici tracce non è gratis, perché “IDUTYDU” non è disco da compromessi facili. BARBIECUE si spinge fino all'harsh noise, LIQUIFY deve più di qualcosa agli Xiu Xiu, e il disco non addolcisce mai la transizione tra un estremo e l'altro. Ma "IDUTYDU" forse non va capito fino in fondo, e d'altronde lo dice il titolo stesso, lo confermano i pezzi. I FRANTX preferiscono essere un equivoco vivo e confuso piuttosto che morire in un genere. 

frantx | idutydu @ the quietus

The Quietus Albums of the Year So Far 2026 (In Association with Norman Records)

39.

FRANTX
IDUTYDU

The debut from Paris-based Franco-Italian quartet FRANTX is messy in the best possible way, a post-everything riot of re-pitched, multi-lingual vocals, mutilated guitars, toy synth, tuba, tumbling drums and concrète-inspired collage. These restless, wayward songs can veer from electroclash to jazzy math rock and back again in the space of the same song (‘Fly Communication’), smash together hyperpop with post-punk, or set the recollections of an elderly Italian lady to Gastr Del Sol-style post-rock (‘Vittoria’). Best of all might be the first-stuttering-then-churning noise-scape of ‘Banana Phone Boi’. Despite the suggestions of social media-induced dislocation – the opening track is called ‘Sorry I’m Feeling Emoji’ – IDUTYDU feels alive and engaged, the sound of a highly skilled unit giving free reign to its collective imagination. 

David McKenna

frantx | idutydu @ music map (it)

''Idutydu'', nuovo lavoro dei Frantx uscito il 22 maggio 2026, sceglie di abitare il caos, non di metterlo in ordine. Il collettivo parigino, formato da Fanny Meteier, Andrea Giordano, Pierre Pradier e Marco Luparia, costruisce un album che sembra nascere da una collisione continua tra punk, elettronica, noise e suggestioni hyperpop, senza preoccuparsi troppo di rispettare confini o etichette.

Già il titolo, acronimo di ''I Didn’t Understand That You Didn’t Understand'', suggerisce un tema centrale: l'incomunicabilità. Ma invece di affrontarla con toni drammatici, i Frantx la trasformano in una materia sonora instabile, nervosa e imprevedibile.

Il primo singolo ''Barbiecue'', pubblicato a marzo, è probabilmente la porta d'ingresso ideale nel loro universo. Il brano riesce a essere aggressivo e ironico allo stesso tempo, alternando frammenti melodici e improvvise esplosioni rumoristiche. È una canzone che sembra smontarsi e ricomporsi continuamente, mantenendo però una sorprendente coerenza interna.

Più che una raccolta di canzoni tradizionali, ''Idutydu'' appare come un flusso di idee in costante trasformazione. Le voci vengono deformate, filtrate, sovrapposte; la chitarra elettrica dialoga con elettronica, melodica, synth giocattolo e tuba, creando paesaggi sonori che spesso sfuggono a qualsiasi definizione immediata.

Ciò che colpisce maggiormente è la capacità del gruppo di mantenere un'identità precisa pur lavorando sull'instabilità. Dietro il rumore c'è una ricerca vera, un desiderio di mettere in discussione non solo le forme musicali, ma anche il ruolo stesso dei musicisti e il modo in cui si costruiscono le relazioni all'interno di una comunità artistica.

L'ascolto non è sempre semplice. Anzi, spesso richiede attenzione e disponibilità a lasciarsi spiazzare. Ma è proprio in questa continua tensione tra disordine e invenzione che il disco trova la propria forza.

''Idutydu'' è un lavoro che provoca, incuriosisce e a volte disorienta. E proprio per questo riesce a lasciare il segno. In un panorama musicale sempre più prevedibile, i Frantx scelgono la strada più difficile: quella dell'esplorazione. E il risultato è uno dei progetti più originali e coraggiosi che ci sia capitato di incontrare negli ultimi tempi. (Sara Stella)

frantx | ltb @ wfmu (us)

Anima Mundi with Chinn: Playlist from May 31, 2026

View chinn's profile

The world is bound with secret knots. Hermetic meditations on the weird, beautiful, ancient, terrifying and/or confusing, with music! Chunky New Age, contemporary classical, cryptic Western, avant pop, shimmery jams, weird noises, plus old favorites and who knows what else. Everyday magic; magic every day.

Sunday Midnight - 3am (EDT) | On WFMU | 91.1, 90.1, 91.9 FM & wfmu.org

frantx | idutydu @ pointbreak (fr)

idutydu,
f r a n t x 
— chronique


par Selma Namata Doyen
photo © Eudes Lemare

line-up

Fanny Meteier tuba, voix, toy synth
Andrea Giordano voix, électronique, mélodica
Pierre Pradier guitares, voix
Marco Luparia batterie, électronique, voix

carton records
standard in-fi

mai 2026

Le titre est déjà un petit accident administratif : IDUTYDU (I Didn’t Understand That You Didn’t Understand). On pourrait croire à un échange de mails devenu incontrôlable ou à un bug de sous-titres automatiques. En réalité, c’est un résumé assez exact du disque : une musique où les informations arrivent trop vite, changent de fonction en cours de route, puis reviennent déguisées comme si de rien n’était.
Chez FRANTX, les instruments n’ont manifestement pas signé pour les postes qu’on leur avait promis. Le tuba ne sonne presque jamais tuba : il souffle, compresse, parasite, gonfle les contours du son jusqu’à ressembler tantôt à un moteur fatigué, tantôt à une nappe électronique qui aurait mangé trop de gravier. La batterie ne marque pas le temps, elle le découpe en tranches inégales et les redistribue sans prévenir. Les guitares choisissent de ne pas choisir entre riff, texture, objet contondant et meuble sonore. Quant aux voix, elles circulent dans le mix comme des personnages secondaires qui auraient pris le contrôle du scénario. Le plus amusant, c’est que cette organisation apparemment anarchique est d’une précision presque vexante. Les morceaux tiennent par gestion des densités, déplacements de registres, ruptures calibrées et un travail très fin sur la saturation. Rien ne déborde par accident.
PINGU TRAUMA avance comme 4 membres d’un groupe qui se chamailleraient en jouant, tout en restant étonnamment d’accord. ORGASMIC KITCHEN pousse encore plus loin cette économie du faux chaos : motifs abandonnés, retours absurdes, coupes sèches, puis soudain un passage parfaitement construit — comme si quelqu’un avait rangé le bazar pendant qu’on regardait ailleurs Et puis il y a BANANA PHONE BOI, qui étire enfin le temps. Les couches s’empilent : souffles, saturation, électronique, voix, percussion, timbres qui se frottent sans politesse excessive. Là, le disque révèle son vrai talent : produire énormément de matière sans jamais fabriquer de bouillie.
IDUTYDU pourrait donner parfois l’impression qu’un ensemble de musique contemporaine aurait accidentellement surfé sur trop de forums, téléchargé trop de pop et avalé un peu trop de caféine. Trop ? Définitivement non. Ce disque groove souvent et jamais trop. Avec beaucoup plus de tenue qu’on pourrait lui en accorder.

frantx @ citizen jazz (fr)

Banlieues Bleues trace de nouveaux chemins

Le 31 mars, à la Dynamo de Pantin, Banlieues Bleues ouvrait une soirée placée sous le signe du risque et de l’invention avec TERRINE, FRANTX et Rojin Sharafi. Trois propositions pour « tracer de nouveaux chemins », lisait-on dans l’édito du festival, et c’est bien cette ligne qui a dessiné la soirée, faite de tensions, de matières instables et de formes qui refusent de se laisser domestiquer.

[…]
FRANTX allait ensuite déplacer la soirée vers un autre type de tension, plus vocale, plus politique, plus fragmentée aussi. Le quatuor franco-italien donne à voir un monde en crise, tantôt hostile, tantôt désespéré ou absurde : Fanny Meteier en keffieh donne le ton avec un discours engagé, Andrea Giordano prend le relais, masquée par un carré dentelé, voix distordue jusqu’à devenir presque sans visage, mais jamais totalement déshumanisée. Le groupe, né de croisements entre improvisation, musique concrète, pop mutante et noise-glitch, travaille le collage comme une dramaturgie du heurt.

La musique avance par à-coups, par surgissements, par motifs qui se défont aussitôt qu’ils se stabilisent. On passe du coq à l’âne, mais sans gratuité : cette instabilité semble constitutive du projet, comme si chaque musicien testait en permanence la résistance du groupe, ses limites de cohésion, ses seuils de chaos. Certaines séquences, notamment celles qui jouent sur les aigus de la guitare et des clochettes dans des textures micropolyphoniques où se répondent Pierre Pradier et Marco Luparia, ouvrent de très beaux espaces de suspension.
Et puis l’humour, indispensable antidote pour ce monde cassé : « celle-là, c’est la chanson du camping, je vous préviens », annonce la tubiste avant le dernier titre, en admettant son émotion à se présenter à Banlieues Bleues en tant que « fille du 93 ». Ce décalage entre la gravité du matériau et la simplicité du rapport au public donne au set une humanité particulière : « Fly Communication » fait sentir avec une lucidité ironique les malentendus et les tensions du collectif transnational comme partie intégrante de leur musique. C’est ce titre qui clôt leur premier album IDUTYDU, dont la sortie est prévue le 22 mai 2026.

[…]

frantx | idutydu @ red hook star-revue

Music: Wiggly Air – Deafkids, My Heart, An Inverted Flame, it foot, it ears, FRANTX, Tom Waits and Massive Attack

Electro blipmares from Paris. The French/Italian four-piece FRANTX sound decidedly more contemporary than does it foot, it ears, but are similarly disorienting, likely because I don’t speak French. They’re super-cute and vaguely anxious, technicolor techno masking what seems to be a disaffected detachment. All four members provide (processed) vocals and synth textures on their debut IDUTYDU (LP, download from Carton Records May 22), although there’s also occasional acoustic guitar and tuba as well. A slow chaos ensues, as on “Pingu Trauma,” in which a robot sing-a-long interrupts what sounds like a cartoon ensconced in a blanket of scorn. There are little melodies at times, but there’s not often much going on in song form. Still, it manages to keep a poppish feel aloft, like comic sans illbient. The lyrics might point a different direction, but that said, the album’s final track, “Fly Communication,” delivered in accented English, is about our inability to converse with bugs, even when they say they understand. Communication is overrated.

frantx | barbiecue @ utility fog on fbi radio

Aired on 29.03.26, 12:00pm

Quite a journey today, through genres, countries & continents, emotions and BPMs. This is how we do it in the house of Utility Fog.

Tonight at the top of the show I featured tracks from two big compilations of incredible Lebanese experimental music released by Tunefork Studios on Bandcamp to raise money for the millions of people displaced by Israel's invasion & now occupation of southern Lebanon. Land 01 came out in 2024, and now Land 02 and Land 03 have come out simultaneously. They're jam-packed with amazing music. There's a discount for getting all three, and it will go directly to supporting people in immediate need.

FRANTX – BARBIECUE [Carton Records/Bandcamp]
Andrea GiordanoKalle MobergJo David Meyer Lysne – D’antorn a lor [Black Truffle Records/Bandcamp]
Two releases here show the breadth of the work of Oslo-based Italian musician & singer Andrea Giordano, mentioned above as an early collaborator with Nicolas Remondino in their electro-acoustic duo ŌTONN and the contemporary classical/jazz Dròlo Ensemble. And while I say she is Oslo-based, Giordano is also leader of the Paris-based “glit-noise” band FRANTX. As far as I know, in FRANTX she is lead singer, also playing melodica and all sorts of electronics (in other groups she plays winds and various keyboard-based instruments including accordion). I intrepret “glit” as “glitch”, but it could also refer to glitter, and the group has a glittery queer punk attitude, tackling the politics of making music in the current context, expressing themselves through electro-acoustic experimentalism, punk noise (or noisy punk) and a weird instrumental lineup (guitar & drums added to Giordano’s melodica and Fanny Meteier‘s tuba). The album’s out on May 22, titled IDUTYU (“I Didn’t Understand That You Didn’t Understand”).

Utility Fog teeters on the cusp between acoustic and electronic, organic and digital. Constantly changing and rearranging, this aural cloud of nanotech consumes genres and spits them out in new forms.

Peter Hollo curates each episode around a narrative of genre-plasticity, deep-diving into artist histories, side projects and influences. Challenging sounds are contextualised within musical movements, surprising connections are uncovered, unfairly overlooked works are revisited.

Come on a journey through music in all its ugly beauty.

Full links and extra info can be found at the Utility Fog blog

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frantx @ citizen jazz

On ne peut s’empêcher d’être ébloui par la combinaison jaune poussin et les paillettes sur les joues de Fanny Meteier qui, centrale, illumine la scène.” 

Seb Brunfrantx
frantx @ citizen jazz

Notamment Marco Luparia, [...] on sait le jeune homme passionné par les rapports entre la percussion et l’électronique dans des soli remarqués où la surface a toute son importance

Seb Brunfrantx