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raphael vanoli @ citizen jazz (fr)

Raphael Vanoli, guitariste chuchoteur

Raphael Vanoli
joue de sa guitare électrique comme d’une flûte et crée des paysages sonores cosmiques et de merveilleux vols nocturnes.

À une extrémité du demi-cercle se trouvait Raphael Vanoli, le murmureur et chuchoteur de guitare.
Il a développé une méthode permettant d’utiliser sa guitare électrique pour produire un son semblable à celui d’une flûte, comme un instrument à vent, en soufflant dans/contre les cordes résonantes. Cela peut sembler étrange, mais il fait preuve d’une grande habileté pour évoquer naturellement des vagues ondulantes et allongées de l’attraction mélodique subliminale. Ces vagues sonores avaient sans aucun doute leurs qualités propres de confluence bruyante et de flottaison légère. Employées aux bons moments dans les deux représentations, elles ont révélé leurs effets magiques. Le long fondu-enchaîné du premier concert porté par ses brises de guitare changeantes et allongées a été l’un des moments les plus délicats de la soirée. Il a conservé le caractère profond de l’ensemble de manière très intime.

borguefül @ la dépêche du midi (fr)

Najac. La semaine musicale de l’association Hors Loge

Publié le 17/1/2025 à 05:15
Article rédigé par Correspondant de l’Aveyron

La semaine s’annonce dense et vibrante à Hors Loge, où se succéderont les propositions musicales et les univers sonores singuliers. Dès mercredi 19 novembre à 19 heures, le lieu accueillera Borguefül pour un concert à la croisée des éléments. “Borguefül, c’est des sensations, des montagnes, pierres, pluie, failles, vent, fluides, monstres, nuits. Beaucoup de terre. Beaucoup de poussière.” La voix y chante, murmure, râle ou crie dans une langue lointaine, un patois recousu. La contrebasse, au son brut, tisse des fragments mélodiques et rythmiques, joue des tensions harmoniques et des variations de timbre, entre vibrations crasseuses et ruptures de motifs. Un solo qui se déploie en strates multiples, cherchant à faire entendre le relief des espaces à travers le son, entre souffle et silence, toujours ancré dans la matière du monde.

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borguefül @ ouest france (fr)

Mélanie Loisel et Rachel Langlais, deux artistes en quête d’exploration sonore à Rezé

Les deux artistes, Mélanie Loisel et Rachel Langlais, seront de passage, à la Soufflerie, de Rezé, ce mercredi 5 février. Un co-plateau avec deux compositrices portant des projets hors des sentiers battus.


Ce mercredi 5 février, la Soufflerie de Rezé vibrera au rythme de l’expérimentation musicale avec la contrebassiste Mélanie Loisel et Rachel Langlais. Deux artistes aux parcours singuliers, unies par une même quête de sonorités inédites et une approche où se mêlent improvisation, textures et émotions.

Avec Borguefül, Mélanie Loisel façonne une musique où la nature et l’enfance ne sont jamais loin. 

“J’ai grandi en Haute-Loire, passé du temps dehors. Cela m’habite...”

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borguefül @ fip (fr)

Métropole de Nantes : "Dothe" +"Borguefül", musiques curieuses

Le 5 février 2025

Par Florence Moreau • Jeudi 23 janvier 2025 • 2 min de lecture

Rachel Langlais et Mélanie Loisel titillent notre imaginaire à l’occasion de leur spectacle à L’Auditorium de Rezé.

Partons hors des sentiers battus, en compagnie de deux musiciennes : Mélanie Loisel et Rachel Langlais. La première est contrebassiste et la seconde, multi-instrumentiste. Avec Borguefül, Mélanie Loisel s’imprègne des sensations de la nature, des bruits de la nuit, mais aussi du patois entendu en Haute-Loire lorsqu’elle était enfant. Elle le met en voix, tout en explorant les différentes sonorités de sa contrebasse, qu’elle joue à l’archet ou au doigt. Ainsi, la musicienne interroge la relation entre musique traditionnelle et contemporaine :

Quant à Rachel Langlais, on l’a découverte en tant qu’accordéoniste et chanteuse au sein du groupe de chanson cabaret Klaktonclown sur les scènes nantaises à la fin des années 90. Poly-instrumentiste, elle s’est ensuite exprimée dans différents projets dont My Name is Nobody, Faustine Seilman ou La Colonie de Vacances. Elle est également accordeuse de piano. Dans son projet « Dothe », trois pianistes dont elle-même se font face sur scène et explorent ensemble de nouvelles contrées pianistiques, en glissant parfois quelques objets inattendus entre les marteaux et les cordes. Aux côtés d’Antoine Berland et de Jean-Baptiste Julien, la musique apparaît minimaliste et contemporaine :

À l’occasion d’un co-plateau, Rachel Langlais et Mélanie Loisel, qui ont par ailleurs déjà joué ensemble, nous proposent de découvrir leurs univers où pianos préparés et boucles répétitives côtoient la douceur des mélodies pop. Pour ce concert, prévu mercredi 05 février 2025, à 20h, à L’Auditorium de Rezé, la Soufflerie s'associe à Pannonica et au Lieu Unique. Singulier et cinématographique.

frantx | idutydu @ music map (it)

''Idutydu'', nuovo lavoro dei Frantx uscito il 22 maggio 2026, sceglie di abitare il caos, non di metterlo in ordine. Il collettivo parigino, formato da Fanny Meteier, Andrea Giordano, Pierre Pradier e Marco Luparia, costruisce un album che sembra nascere da una collisione continua tra punk, elettronica, noise e suggestioni hyperpop, senza preoccuparsi troppo di rispettare confini o etichette.

Già il titolo, acronimo di ''I Didn’t Understand That You Didn’t Understand'', suggerisce un tema centrale: l'incomunicabilità. Ma invece di affrontarla con toni drammatici, i Frantx la trasformano in una materia sonora instabile, nervosa e imprevedibile.

Il primo singolo ''Barbiecue'', pubblicato a marzo, è probabilmente la porta d'ingresso ideale nel loro universo. Il brano riesce a essere aggressivo e ironico allo stesso tempo, alternando frammenti melodici e improvvise esplosioni rumoristiche. È una canzone che sembra smontarsi e ricomporsi continuamente, mantenendo però una sorprendente coerenza interna.

Più che una raccolta di canzoni tradizionali, ''Idutydu'' appare come un flusso di idee in costante trasformazione. Le voci vengono deformate, filtrate, sovrapposte; la chitarra elettrica dialoga con elettronica, melodica, synth giocattolo e tuba, creando paesaggi sonori che spesso sfuggono a qualsiasi definizione immediata.

Ciò che colpisce maggiormente è la capacità del gruppo di mantenere un'identità precisa pur lavorando sull'instabilità. Dietro il rumore c'è una ricerca vera, un desiderio di mettere in discussione non solo le forme musicali, ma anche il ruolo stesso dei musicisti e il modo in cui si costruiscono le relazioni all'interno di una comunità artistica.

L'ascolto non è sempre semplice. Anzi, spesso richiede attenzione e disponibilità a lasciarsi spiazzare. Ma è proprio in questa continua tensione tra disordine e invenzione che il disco trova la propria forza.

''Idutydu'' è un lavoro che provoca, incuriosisce e a volte disorienta. E proprio per questo riesce a lasciare il segno. In un panorama musicale sempre più prevedibile, i Frantx scelgono la strada più difficile: quella dell'esplorazione. E il risultato è uno dei progetti più originali e coraggiosi che ci sia capitato di incontrare negli ultimi tempi. (Sara Stella)

société étrange | heat @ o's place jazz magazine (us)

Société Étrange    -    Heat 71

O's Notes: Societe Etrange is a French trio with Antoine Bellini (electronics), Romain Hervault (b) and Jonathan Grandcollot (d). We are immediately greeted by the pumping beats of a club scene. The krauts music is composed of simple electronic beats revolving around a heavy bass line with a hypnotic, airy feel. There are hints of reggae on “Soleil Lourd”. The mysterious “Place Saint Bruno”, “Fenetre Sur”, and “Chamber Dress” are highlights in this roots music revival.

antoine ferris | [kaaarst] @ silence and sound

Antoine Ferris

[KAAARST]

(Carton Records)

Bassiste et contrebassiste, actif au sein de plusieurs formations, Antoine Ferris est aussi un aventurier de son instrument, le détournant de son usage traditionnel pour le catapulter dans les sphères de l’expérimentation à coups de pédales d’effets, appréhendant la musique de manière peu conventionnelle, où les glitches et les bruits blancs forment des zones de ruptures au bord de l’implosion.

Avec [KAAARST] il déboule dans des espaces glissants, où les contours d’une pop libérée de tout artifice se greffe au sein de son univers grésillant, histoire de nous faire prendre toute la mesure de son incroyable talent, à l’image des titres La Nèu feat. Louie Z ou Shame’s Coming feat. Natacha Kanga.

Antoine Ferris n’est pas sans évoquer certains artistes signés chez Editions Mego, de par sa faculté à redessiner les contours d’une scène électronique expérimentale aux agitations soniques enthousiasmantes. Un album joueur aux textures sauvages qui nous prend aux tympans pour ne plus quitter. Implacable.

Roland Torres

Link: cartonrecords.bandcamp.com/album/kaaarst

choolers division @ bandcamp daily

How Artists With Disabilities Are Blazing New Musical Frontiers

By Jimmy Trash · Illustration by Amy Moss · May 29, 2026

“We call this ‘hurry up and wait.’ There is always a lot of waiting with us!” explains Michelle Hall, vocalist for the “weird-pop” group The Sisters of Invention. Hall is waiting to record her vocals in the studio at Tutti Arts, a multi-arts organization for disabled and neurodivergent artists in Brighton, South Australia. The band’s manager Bree Tranter is currently in the booth, conducting a lead vocal take with Aimee Crathern, while Annika Hooper, Hall, and Caroline Hardy work on some last-minute lyric adjustments in the adjacent room.

The Sisters are just one of a growing number of bands supported by inclusive, professional art and cultural productions including artists with and without disabilities. In addition to The Sisters, Tutti is also home to Quirkestra, an ambitious, experimental big band developed by Mat Morison of My Cherie and SlowMango. (Full disclosure: the author of this piece was also a member of this band). The Quirkestra is made up of 13 musicians representing a broad spectrum of learning and physical disabilities who meet once a week for writing, recording, and rehearsing with a dedicated staff of musician-careworkers. Along with developing a band structure where everyone’s abilities are utilized, Morrison also co-creates accessible instruments alongside the artists.

“I’ll always start with a strength or an interest of the person that I’m making the instrument for,” Morrison says. “If the artist is really good at dancing and moving their feet, the accessible instrument might take the form of a platform where their foot movements create musical sounds. Or if they’re into magic, their accessible instrument might take the form of a wand.” Wielding that wand is musician and artist Grace Lam. “It allowed me to grow in confidence by being free to experiment, and write my life stories into songs,” she says. “Learning to vocalize lyrics helped me to not be harsh on [my singing voice].”

Hamburg act Station 17 are arguably one of the earliest—and most prolific—examples of bands like The Sisters and The Quirkestra. Station 17 works inside Hamburg’s Barner 16 network, a collective of bands of a similar makeup. Station 17 has been releasing albums since 1989, collaborating with icons like Michael Rother, Holger Czukay, and FM Einheit, as well as other notable members of the German wave and experimental scenes. Nils Kempen, who has been the group’s guitar player since 2014, describes a similar process at Barner16 to the work being done at Tutti Arts. “On our rehearsal days, we write songs or prepare for concerts,” he says. “Anyone can contribute ideas for new songs. We try to consider all ideas, but they have to be compelling enough to generate a collective interest in pursuing them further. In this way, a song can gradually emerge from a melody, phrase, or rhythm. We try to avoid situations that seem like coaching or teaching.”

“We want to utilize the talents that each band member brings,” he continues. “We don’t want to compensate for perceived ‘weaknesses’ or ‘flaws’ of individual musicians. Rather, we try to incorporate them if they align with our shared artistic intention.” For Kempen, the song “20,000 Miles Under the Moon” is the perfect reflection of Station 17’s method of working. “We improvised a lot,” he says. “The structure presented itself beautifully—almost by itself.”

The Semi-Modulars are an analog synthesizer band operating inside the Texas School for the Blind and Visually Impaired. Their records exude excitement, sinewave explorations interlaced with video-game bangers, making for an ecstatic combination. After an introduction to the basics of synthesizers and sound design, students begin a year-long course, choosing their synth and eventually recording and performing.

“Each student is assigned a synthesizer based on their musical strengths,” says instructor Dan Butler. “For example, the more musically advanced students will play a polyphonic synth. Students with a strong sense of rhythm might play a monophonic bass synth. Students that aren’t as adept at playing parts on a keyboard will work with semi-modular synths and effects to create sounds and textures in real time over the rest of the band. We arrange and rehearse as many songs as we can in the time allotted.”

“I was dreaming when I was small about being in a band and I finally got to have the experience,” Says current Texas student Alex Maradiaga. “I like that people enjoy our music and they have fun at the concerts.” He’s especially fond of the songs “After You Leave” and “Texas Misses You.” “Both are beautiful songs and are very sentimental to me. When I feel sad, I like emotional songs. I wrote both of those songs when I was feeling sad, and it made me feel a little bit better”.

Stefan Neville began making music as a teenager in Hamilton/Kirikiriroa, New Zealand in the early 1990s. Throughout the ‘00s, his band Pumice (with Jon Arcus) toured the world, playing with the crème de la crème of noisy art brut subculture before starting to work in the disability support sector in 2010. Inspired by his appreciation for legendary Argentinian band Reynols (“transcendental imagination and magic is in everything they do”), Neville began to hold free music-making sessions, which evolved into recordings and live gigs at festivals and local events. This work produced bands like the haunting The Talent and Michael & Daniel as well as session recordings available on his own label.

“My background in music is all self-taught and DIY,” Neville says. “I wanted to model that for people and show that anyone can make music. And it’s not just in a therapeutic model, where [the music-making is] in the moment. We can record it, share it with friends, we can release it, we can do a concert. It’s not just making music, but amplifying the parts that can be social opportunities—meeting people because they liked your concert. The rich life I’ve had because I made music, I thought, ‘I can help people have the same opportunities.’”

Neville moved his work to the art-therapy workshops of Māpura Studios in Tamaki Makaurau (Auckland) where he amassed 12 years worth of recordings, essentially creating a giant database of imaginary worlds, soundscapes, and alternative song structures. Among them: The epileptic-ethno-poetic project Artilepsy and PomPom, who were featured in the book Perfect Sound Forever by the English comedian James Acaster. (He posited that 2017 was the best year for music, and that PomPom’s album was evidence of this.)

The Māpura Music group is featured on the double-LP compilation We Are the World, which consists of international artists and was released by the French label Sonic Protest, and Neville recently released Rescued Speech Songs, working with autistic storyteller Indika Gamage-Mendis who had been participating in the Māpura Music Project.

As Station 17’s Kempen puts it, performing with the band helped him understand “the benefits of consuming art when one manages to break free from learned and common conventions and gain access to other perspectives—not just mainstream art, but also, aesthetic, highly ‘regulated’ art within subcultural contexts.” In other words, both sides of the equation help one another creatively and socially, resulting in music that is thrilling to listen to. This article just scratches the surface, here are more artists doing incredible stuff worth checking out:

Two other members of the Barner 16 project, both the amazing Slowi Chrizz—who have created a particularly dope film clip—and kUNDEkÖNIG both indulge in the trashy flavor of punk that is characteristic of the Hamburg scene.

Heart ‘n Soul in London produces and promotes artists like the delightful dub electro singer D.M.S., as well as the late Lizzie Emeh, a soul legend and a genuine inspiration to many artists around the world.

Dean Rodney Jr is a surreal, dancefloor-filler electroboogie artist whose humor and intensity are unmatched, and The Gate releases dubby tapes packed with incredible, Bill Laswell-esque explorations.

Hardcore French rappers Choolers Division, with their live band and aggressive delivery, are infectious and fresh as hell. Bands like rowdy punks Wild Classical Music Ensemble can be found on the Sonic Protest compilations, while the more proggy and hypnotic DNA? AND? are only a slice of the good stuff on Norwegian label Sanntids Musikk.

frantx | idutydu @ pointbreak (fr)

idutydu,
f r a n t x 
— chronique


par Selma Namata Doyen
photo © Eudes Lemare

line-up

Fanny Meteier tuba, voix, toy synth
Andrea Giordano voix, électronique, mélodica
Pierre Pradier guitares, voix
Marco Luparia batterie, électronique, voix

carton records
standard in-fi

mai 2026

Le titre est déjà un petit accident administratif : IDUTYDU (I Didn’t Understand That You Didn’t Understand). On pourrait croire à un échange de mails devenu incontrôlable ou à un bug de sous-titres automatiques. En réalité, c’est un résumé assez exact du disque : une musique où les informations arrivent trop vite, changent de fonction en cours de route, puis reviennent déguisées comme si de rien n’était.
Chez FRANTX, les instruments n’ont manifestement pas signé pour les postes qu’on leur avait promis. Le tuba ne sonne presque jamais tuba : il souffle, compresse, parasite, gonfle les contours du son jusqu’à ressembler tantôt à un moteur fatigué, tantôt à une nappe électronique qui aurait mangé trop de gravier. La batterie ne marque pas le temps, elle le découpe en tranches inégales et les redistribue sans prévenir. Les guitares choisissent de ne pas choisir entre riff, texture, objet contondant et meuble sonore. Quant aux voix, elles circulent dans le mix comme des personnages secondaires qui auraient pris le contrôle du scénario. Le plus amusant, c’est que cette organisation apparemment anarchique est d’une précision presque vexante. Les morceaux tiennent par gestion des densités, déplacements de registres, ruptures calibrées et un travail très fin sur la saturation. Rien ne déborde par accident.
PINGU TRAUMA avance comme 4 membres d’un groupe qui se chamailleraient en jouant, tout en restant étonnamment d’accord. ORGASMIC KITCHEN pousse encore plus loin cette économie du faux chaos : motifs abandonnés, retours absurdes, coupes sèches, puis soudain un passage parfaitement construit — comme si quelqu’un avait rangé le bazar pendant qu’on regardait ailleurs Et puis il y a BANANA PHONE BOI, qui étire enfin le temps. Les couches s’empilent : souffles, saturation, électronique, voix, percussion, timbres qui se frottent sans politesse excessive. Là, le disque révèle son vrai talent : produire énormément de matière sans jamais fabriquer de bouillie.
IDUTYDU pourrait donner parfois l’impression qu’un ensemble de musique contemporaine aurait accidentellement surfé sur trop de forums, téléchargé trop de pop et avalé un peu trop de caféine. Trop ? Définitivement non. Ce disque groove souvent et jamais trop. Avec beaucoup plus de tenue qu’on pourrait lui en accorder.

frantx @ citizen jazz (fr)

Banlieues Bleues trace de nouveaux chemins

Le 31 mars, à la Dynamo de Pantin, Banlieues Bleues ouvrait une soirée placée sous le signe du risque et de l’invention avec TERRINE, FRANTX et Rojin Sharafi. Trois propositions pour « tracer de nouveaux chemins », lisait-on dans l’édito du festival, et c’est bien cette ligne qui a dessiné la soirée, faite de tensions, de matières instables et de formes qui refusent de se laisser domestiquer.

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FRANTX allait ensuite déplacer la soirée vers un autre type de tension, plus vocale, plus politique, plus fragmentée aussi. Le quatuor franco-italien donne à voir un monde en crise, tantôt hostile, tantôt désespéré ou absurde : Fanny Meteier en keffieh donne le ton avec un discours engagé, Andrea Giordano prend le relais, masquée par un carré dentelé, voix distordue jusqu’à devenir presque sans visage, mais jamais totalement déshumanisée. Le groupe, né de croisements entre improvisation, musique concrète, pop mutante et noise-glitch, travaille le collage comme une dramaturgie du heurt.

La musique avance par à-coups, par surgissements, par motifs qui se défont aussitôt qu’ils se stabilisent. On passe du coq à l’âne, mais sans gratuité : cette instabilité semble constitutive du projet, comme si chaque musicien testait en permanence la résistance du groupe, ses limites de cohésion, ses seuils de chaos. Certaines séquences, notamment celles qui jouent sur les aigus de la guitare et des clochettes dans des textures micropolyphoniques où se répondent Pierre Pradier et Marco Luparia, ouvrent de très beaux espaces de suspension.
Et puis l’humour, indispensable antidote pour ce monde cassé : « celle-là, c’est la chanson du camping, je vous préviens », annonce la tubiste avant le dernier titre, en admettant son émotion à se présenter à Banlieues Bleues en tant que « fille du 93 ». Ce décalage entre la gravité du matériau et la simplicité du rapport au public donne au set une humanité particulière : « Fly Communication » fait sentir avec une lucidité ironique les malentendus et les tensions du collectif transnational comme partie intégrante de leur musique. C’est ce titre qui clôt leur premier album IDUTYDU, dont la sortie est prévue le 22 mai 2026.

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tatiana paris | thalle @ off topic (it)

Tatiana Paris – Thalle (Carton Records, 2025)

21 Maggio 2026

3–5 minuti

R E C E N S I O N E

Recensione di Luca Onyricon Giglio

Di ritorno dopo il suo esordio Gibbon del 2022, Tatiana Paris pubblica per la francese Carton Record il suo secondo lavoro Thalle e non presenta un disco, bensì una sorta di organismo vivente. Un organismo che tramite una fotosintesi mirata ci nutre liberando nell’aria architetture nebulose, sulle quali la musicista interviene. Piante senza radici né foglie, suggestioni dissonanti e organiche prendono vita dalla natura come corpi vegetali privi di tessuti vascolari complessi.
Alla vista di questa copertina, con reminiscenze a “Still Life” dei Van Der Graaf Generator, è il tallo a fungere da illustrazione, e in definitiva evoca la musica suonata da quest’artista, un album di dieci composizioni, intitolate senza lettere maiuscole, che si dispiegano senza soluzione di continuità in 45 minuti.

Un viaggio sorprendente, a tratti selvaggio, in cui Tatiana suona la chitarra preparata, accompagnata da sintetizzatori modulari, oggetti, un vecchio “acousmonium hertziano” (un vecchio flauto dolce), un organo e, occasionalmente, una voce eterea con autotune. Questa musica cinematografica sembra muoversi, fondersi con l’ambiente sottomarino. Si immaginano le piante ondeggiare al ritmo di una corrente liquida.

A comporre Thalle sono nove frammenti sonori che, analizzati al microscopio, svelano una struttura complessa e imprevedibile, il suo incedere oscilla fra strumentali cheti ed arrangiamenti acustico-rumoristi. Ricorda vagamente quell’onda magica e acustica che spesso accompagnava le uscite Tomlab, una sensibilità che di questi tempi si vede rifiorire anche nelle produzioni di aus e di Flau Records ad esempio, anche se qui, tramite il cantato, l’approccio vira in direzione di qualcosa di più intimo ed orecchiabile. I brani sembrano formarsi per genesi biologica, quasi come il corallo in copertina, molecola dopo molecola in forme e colori delicati. La chitarra boccheggia fra un respiro e l’altro, placida, a dare grumi di suono che a tratti potrebbero ricordare la magia dei Gastr Del Sol in trasparenza, quasi come se invece di spartiti Tatiana suonasse direttamente degli erbari, dando il via a piccoli caos appena percettibili, come minute forme di vita sotto il vetrino di un microscopio. A tratti la musica diventa solenne, soprattutto quando l’organo di Rachel Langlais fa da collante all’equilibrio elettroacustico a base di field recording, synth modulari, drone music, nastri registrati e oggetti casuali che producono suoni concreti.

Di tanta maestria e ingegno si nutrono i due capitoli drone ambient che prendono nome dal titolo dell’album, thalle I e thalle II, dove la magia si fa ieratica e immobile, quasi ci costringesse a cercarne una presenza con lo sguardo oltre che con l’udito. Il ritorno della voce nella conclusiva salluit e l’apparente contrasto armonico di avril sono due facce della stessa medaglia (tutti gli interventi vocali sono tratti da poemi di Pierrick Pagé, Joséphine Bacon e Marie Andrée Gill), un commiato crepitante e misterioso, un breve attimo di crescita e di luce condivisa fra esseri in continua evoluzione e cambiamento, un miscuglio di sperimentazione e consapevolezza tecnica che anima tutta l’opera di Tatiana Paris e che in Thalle trova la summa per una sintesi sottrattiva ammirevole.

Carton Records ha il potere di attrarci con l’ignoto, attraverso il prisma di audaci avventure musicali. Ad ogni uscita, ci ritroviamo talvolta immersi nel mondo minerale o travolti dai meandri di qualcosa di più organico. Con Thalle si raggiunge una sorta di apogeo, un’opera unica e immutabile, capace di trascinarci in un disagio sensuale sonoro (intro) che funge sia da esca sia, soprattutto, da processione verso un altare ricoperto da questo tallo, che si dispiega con un distacco quasi soprannaturale. Abbondante e pervasiva, la musica traccia un percorso di eccellenza, liberandosi dai sentieri battuti per trasmettere al meglio ciò che l’evanescenza può produrre quando non è la radice della futilità.

Thalle è la perfetta traduzione musicale della parola emozione, una ballata senza tempo, un tuffo in ciò che non possiamo immaginare, una frontiera che risponde alla possibilità che l’infinito possa avere una fine. Tra paesaggi sonori e rumori maestosi che offrono evasione, Thalle è un volo commovente, quasi mistico, eppure saldamente radicato alla terra, con radici che si protendono verso il cielo vaporizzandosi in una bellezza straordinaria.

frantx | idutydu @ red hook star-revue

Music: Wiggly Air – Deafkids, My Heart, An Inverted Flame, it foot, it ears, FRANTX, Tom Waits and Massive Attack

Electro blipmares from Paris. The French/Italian four-piece FRANTX sound decidedly more contemporary than does it foot, it ears, but are similarly disorienting, likely because I don’t speak French. They’re super-cute and vaguely anxious, technicolor techno masking what seems to be a disaffected detachment. All four members provide (processed) vocals and synth textures on their debut IDUTYDU (LP, download from Carton Records May 22), although there’s also occasional acoustic guitar and tuba as well. A slow chaos ensues, as on “Pingu Trauma,” in which a robot sing-a-long interrupts what sounds like a cartoon ensconced in a blanket of scorn. There are little melodies at times, but there’s not often much going on in song form. Still, it manages to keep a poppish feel aloft, like comic sans illbient. The lyrics might point a different direction, but that said, the album’s final track, “Fly Communication,” delivered in accented English, is about our inability to converse with bugs, even when they say they understand. Communication is overrated.

société étrange | heat @ musicmap (it)

SOCIETÉ ETRANGE  "Heat"
   (2026 )

Nella proposta di viaggio sonoro dei Société Étrange, il basso è il fulcro centrale dell'andamento. I suoi giri ripetitivi, abbinati alla batteria e ai suoni elettronici, danno l'idea di un trip affascinante e meditativo.

Uscito per l'etichetta Carton, “Heat” ci propone sette di queste gite nel suono. Il basso di Romain Hervault è pulsante ma a tratti anche sferragliante, senza arrivare al punk, ma contenendo una controllata dose di “sporco”. I suoni eterei ed avvolgenti di Antoine Bellini fanno da contraltare ai beat freddi e secchi della batteria elettronica.

Ogni traccia ha una durata diversa, a seconda di come si sviluppa l'estro sul materiale di partenza. Ad esempio, “Coquet” dura due minuti e mezzo, mentre “Place Saint Bruno” arriva quasi a nove. Quest'ultima si sviluppa su un giro in 7/4, in cui le note scelte dal basso fanno percepire l'armonia. La melodia ascendente fa intuire un'armonia in diminuito, ma Bellini non esegue quasi mai degli accordi completi, bensì dei singoli suoni.

C'è la ricerca dell'indefinito, per concentrarsi sull'ipnosi che scaturisce dalle ripetizioni, e sull'accumularsi di suoni. Non ci sono quindi strofe o ritornelli, ma un'unica struttura stabile. Nella titletrack, un grave suono sintetico è molto riverberato, creando un'atmosfera quasi umida.

“Fenêtre sur cour” è costellata di suoni dondolanti, mentre la parte percussiva è dominata da un ticchettio, e intanto il bassista viaggia sugli arpeggi. È uno dei brani più misteriosi ed intriganti dell'album, che procede mediamente tranquillo, senza patemi d'animo.

Una leggera inquietudine arriva invece con “Chamber dress”, dove il basso assume un timbro nasale, e il suono synth si fa acido e, insistendo su una tonalità minore, dà un colore scuro al brano. L'elemento rumoristico prende il sopravvento in “Soleil lourd”, che dà la sensazione di un sottobosco fitto e brulicante, quasi come un humus musicale.

Infine “Fifth” procede andante ancora tra suoni nasali e da trance. “Heat” è musica senza domande né risposte, una secchiata di suoni tenui ma costanti, per creare un clima di sospensione, di attesa. (Gilberto Ongaro)

antoine ferris | [kaaarst] @ african paper (de)

Antoine Ferris: Albumdebüt auf Carton Records

Veröffentlicht am 11. Mai 2026 von admin

Antoine Ferris legt dieser Tage sein Debütalbum beim Carton Records vor, der ungewöhnliche Titel der CD ist “[KAAARST]“. Die Musik bewegt sich im Spannungsfeld von experimenteller Klangarbeit, Noise, Improvisation sowie Einflüssen aus Pop, Hip-Hop und diverser elektronischer Musik. Im Zentrum steht der E-Bass, der hier nicht nur als Instrument, sondern in den Worten des Labels auch als Klangquelle und Signalgeber fungiert: Durch

Feedback, perkussive Spielweisen und den Einsatz von Effektgeräten entstehen vielschichtige, teils rohe und industrielle Klangbilder. Ergänzt wird dies, wie es ferner heißt, durch Sampling und eine bewusst eingesetzte Offenheit gegenüber dem Zufall und klanglicher Unschärfe. Neben Solostücken enthält das Album auch Kollaborationen, darunter Beiträge mit Natacha Kanga und Louie Z. Das Album ist auch zum Download erhältlich.

antoine ferris | [kaaarst] @ hörbar der nmz (de)

Natürlich gibt es immer noch musikalischen Stoff, der überrascht. Schroff und schrill knallt Antoine Ferris mit – whatever it means – [KAAARST]. Obwohl, ja, die Musik klingt wie der Album-Titel. Es «cruncht» da in alle Richtungen, die Musik zersplittert jeweils unvorhersehbar und kreischt gerne. Vor allem ist es laut und auf eine seltsam angenehme Art vollchaotisch. Die Musik springt über Stühle, Tische, versteckt sich unterm Sofa (eher selten). Ein Riesenspaß eigentlich.

Wenn die Stimmen von Natacha Kanga und Louie Z in zwei Stücken hinzutreten, könnte so ein Gefühl von Melancholie aufkommen, fast ein bisschen modisch-apricot! Wäre da nicht diese pausenlose Unruhe des Musikers Antoine Ferris aus Frankreich, der, sie werden es nicht erraten, eigentlich Kontrabass und so was spielen würde, hätte man ihn hier nicht unter Dauerstrom gesetzt.

So ist es auch im Bereich des Rhythmus: Das poltert gewaltig vor sich hin und her. [KAAARST] gehört in die Welt von Noise mit seltenen Ruhephasen, die dann doch, wie sollte es anders sein, konterkariert werden.

Das klappt vorzüglich und bläst einem alles weg, was man so mit logischem Mitdenken einfallen könnte. Dauerüberraschungsmusik, als kramte man in einer Kiste mit buntem Synthie-Zeug und bekäme mal dies, mal das zu Gehör. So steht unter Genres im Bandcamp-Katalog: experimental music, noise, impro, hip hop, industrial, pop.

Ja, das ist anstrengend. Aber so muss das! Es darf ästhetisch geballert werden, was das Zeug hält.

od bongo | bongoville @ musicmap (it)

OD BONGO  "Bongoville"
   (2026 )

Con ''Bongoville'', gli OD Bongo firmano uno dei lavori più compatti e visionari della loro discografia, cristallizzando su disco l’energia brutale e istintiva che il duo porta da anni sui palchi europei. Pubblicato il 24 aprile 2026, l’album rappresenta un punto di maturazione per il progetto di Amédée de Murcia ed Édouard Ribouillault, che qui riescono a rendere narrativo persino il caos.

''Bongoville'' è un vortice sonoro dove techno torbida, dub arrugginito, industrial trap, juke e gqom si inseguono senza soluzione di continuità. Le tracce non cercano mai la “pulizia”: tutto vibra, distorce, si sfalda e si ricompone sotto una coltre di riverbero e basse frequenze sature. I beat rimbalzano, accelerano e collassano come in una corsa notturna senza freni, restituendo una sensazione quasi fisica di movimento continuo.

La forza dell’album sta nel suo approccio primitivo ma lucidissimo. Drum machine, sampler e sintetizzatori vengono usati come strumenti di reazione immediata, più che di programmazione fine. ''Bongoville'' suona come una performance catturata nel momento esatto in cui sta per sfuggire di mano: loop ossessivi, delay che si allungano fino a deformare la percezione del tempo, bassi che saturano lo spazio fino a renderlo instabile.

La title track “Bongoville” apre il disco come una dichiarazione d’intenti: ritmi spezzati e pulsazione ipnotica che preparano il terreno ai successivi “Crystallinoron” e “Pandora”, più frenetici e taglienti. “Monsieur Fils” e “Trident Trust” introducono tensioni quasi rituali, mentre “Ocorian” chiude il percorso lasciando una sensazione di detonazione controllata. Nelle versioni estese e bonus emerge ancora di più il gusto del duo per la deformazione sonora ripetitiva.

Questo non è un disco accomodante, né cerca compromessi. È un lavoro fisico, notturno e allucinato, pensato tanto per i sistemi hi‑fi estremi quanto per i club più ostili. Gli OD Bongo riescono a trasformare il disordine in linguaggio, il rumore in racconto, confermandosi come una delle realtà più radicali e coerenti della scena elettronica europea contemporanea. L'album mette al centro il disordine controllato: strutture ritmiche che si spezzano, accelerano e collassano diventando un vero e proprio codice espressivo. Il caos non è un incidente, ma il motore del racconto sonoro. I brani insistono su basse frequenze sature, riverberi pesanti e pressione sonora, trasformando l’ascolto in un’esperienza corporea, quasi tattile. Il tema della musica come forza fisica attraversa l’intero album.

L’atmosfera è costantemente notturna, urbana e ritualistica: groove ripetitivi e ipnotici evocano trance collettive, club oscuri e spazi liminali tra danza e allucinazione. Il loop è un tema strutturale: ripetere, deformare, saturare fino a perdere il riferimento originale. La ripetizione diventa una forma di tensione narrativa più che di stabilità.

In ogni traccia si percepisce il conflitto tra controllo tecnico (drum machine, sampler, sintetizzatori) e perdita di controllo, come se il sistema potesse implodere da un momento all’altro. Infine, ''Bongoville'' è attraversato dal tema del movimento continuo: niente quiete, niente risoluzione finale, solo un avanzare nervoso e frammentato che riflette una visione instabile del presente.

In sintesi, il disco costruisce un immaginario fatto di energia grezza, trance urbana e instabilità permanente, dove il suono diventa racconto senza bisogno di parole. (Andrea Rossi)

seb brun & simon henocq | vallées @ musicmap (it)

Con ''Vallées'', Seb Brun e Simon Henocq costruiscono un paesaggio sonoro che sembra nascere prima ancora di farsi musica. Il disco non procede per brani tradizionali, ma per masse, percorsi, accumuli e rarefazioni: un flusso continuo che invita l’ascoltatore a entrare in uno spazio più che a seguire una narrazione.

L’elemento più affascinante dell’album è il suo rapporto con la materia sonora. Le percussioni di Henocq non scandiscono il tempo in modo convenzionale: emergono come fenomeni fisici, attriti, urti, risonanze che dialogano con i trattamenti elettronici e le manipolazioni timbriche di Brun. Il risultato è una musica che sembra respirare, fatta di micro-eventi e tensioni sottili, dove anche il silenzio diventa strutturale.

''Vallées'' gioca molto sull’idea di profondità. I suoni sembrano collocati su piani diversi, come se l’ascoltatore osservasse (o attraversasse) un territorio stratificato. A tratti il disco appare scabro, quasi ostile; in altri momenti si apre invece a una delicatezza inattesa, con frequenze lievi che affiorano e si dissolvono prima di stabilizzarsi. È proprio questo equilibrio instabile che tiene viva l’attenzione: nulla è decorativo, nulla è lasciato al caso.

L’improvvisazione, sebbene centrale, non è mai autoreferenziale. Brun e Henocq dimostrano un controllo notevole della forma, riuscendo a dare coerenza a un materiale che potrebbe facilmente frammentarsi. Le “vallate” del titolo sembrano alludere sia agli spazi acustici esplorati sia ai movimenti emotivi dell’ascolto: discesa, attesa, risalita, senza una gerarchia evidente.

Non è un disco che si concede facilmente al primo ascolto. ''Vallées'' richiede tempo, attenzione, e una certa disponibilità a lasciarsi disorientare. Ma è proprio in questa richiesta che risiede la sua forza: l’album non offre risposte immediate, bensì un’esperienza immersiva, quasi tattile, che continua a rivelarsi nel tempo.

In definitiva, ''Vallées'' è un lavoro rigoroso e suggestivo, capace di fondere improvvisazione, ricerca timbrica e sensibilità formale in un unico corpo sonoro. Un disco che non si limita a essere ascoltato, ma che si attraversa. (Andrea Rossi)

tatiana paris | t h a l l e @ ondarock (it)

di Gianfranco Marmoro

Piante senza radici né foglie: le suggestioni dissonanti e organiche del nuovo album di Tatiana Paris nascono dalla natura cangiante di alghe, funghi, licheni, corpi vegetali privi di tessuti vascolari complessi, simbolo di una natura che invita alla rinascita e alla giovinezza.

A comporre "Thalle" sono nove frammenti sonori che, come materia osservata al microscopio, svelano una natura ricca e articolata, spesso imprevedibile, come il cantato delicato e la melodia fluente e diafana di “Canine”. A tratti la musica diventa solenne, soprattutto quando l’organo di Rachel Langlais fa da collante all’equilibrio elettroacustico a base di field recording, synth modulari, drone music, nastri registrati e oggetti casuali: di tanta maestria e ingegno si nutrono i due capitoli drone ambient che prendono nome dal titolo dell’album, “Thalle I” e “Thalle II”.
Il caos appena percettibile e la frammentazione discorsiva di “Salluit” e l’apparente contrasto armonico di “Avril” sono due facce della stessa medaglia, un miscuglio di sperimentazione e consapevolezza tecnica che anima tutta l’opera di Tatiana Paris e che in “Thalle” trova terreno fertile per una sintesi ammirevole.

Sulle orme di artisti come Ellen Arkbro, l’artista francese esplora le grazie della musica con una tecnica esplorativa affine alla geologia e la paleontologia e il risultato è naturalmente affascinante.