tangent mek | immutable traveler @ felt hat reviews (en)

tangent mek must be one of those albums that will stay with me forever. It is not only exceptionally well-produced and well composed but beautifully assembled in terms of means and techniques and steered and manoeuvred excellently by the intuitive musical sense of Anouck Gethon, Anna-Kaisa Meklin and last but definitely not least Marina Tantanozi.

The whole album is a tale - it moves, strays, and has its own odds and ebbs but it stays on the line with compositional aspect and never goes beyond what was the main theme - a travel, a journey. 

The music itself - stems from improvised sessions which then led towards more organised compositions, organised in terms of the three members of the project wanted to achieve.

The harmony of this album is like a medicine - some sort of perennial wisdom that bleeds through the phrases and the spoken word, and the phrases. 

I have to remind myself that harmony is not necessarily a question of tonality - it is something that goes beyond purely metrical and musical language. This album embodies that.

It's rich in flavour you can just taste briefly - it opens up every time you listen to it in full. 

A beautiful and a rare gem. 

bobo & behaja | parepare @ paste magazine (us)

5 songs you need to hear this week

[…]
Bobo & Behaja: “parepare”
“parepare” goes all over the place and I’ve followed each thread to its end. This is the lead track on Bobo & Behaja’s new tape Aia Haja?, invented someplace between Budapest and Zurich and recorded using horn loudspeakers, karaoke amplifiers, and homemade pedals that “reproduce the sonorities of the bal-poussière ceremonies of southwest Madagascar.” Bobo & Behaja blend free jazz, garage rock, and tsapiky together, corking feral guitar lines with saxophone honks that strobe then spiral. On the topline, Ekaly’s vocal unspools like an instrument governed by its own chaos, while François Rosenfeld and Gérard Rakotoniaina’s half-staccato, half-anarchic rhythm section brightens the tune from below. These are Malagasy virtuosos bouncing off each other’s impulses. I’ve never heard anything like it. —Matt Mitchell

tangent mek | immutable traveler @ radio 1 (cz)

Radio 1 91.1 Prague
13 Syrovych
25.02.2026, 00:30-02:00
www.radio1.cz

TANGENT MEK – immutable traveler, IMMUTABLE TRAVELER (Carton Records, 2026)
TRONDHEIM VOICES & ASLE KARSTAD – pure soul, SOBRE LAS OLAS OST (MNJ Records, 2025)
TRONDHEIM VOICES & ASLE KARSTAD – soil, SOBRE LAS OLAS OST  (MNJ Records, 2025)
IKI – circuit I, BODY (TILA, 2025)
IKI – run, BODY (TILA, 2025)
SOPHIE AGNEL & JOKE LANZ – rehearsal for retirement, ELLA (iDEAL Recordings, 2025)
THE THUNKS – swarm patterns I (excerpt), SWARM PATTERNS (Trost Records, 2026)
SCHLIPPENBACH TRIO – the forge: rebellowed, ELF BAGATELLEN (Cien Fuegos, 2026)
OKER – equinoctial tide (excerpt), AERIAL (Aspen Edities, 2026)
VILHELM BROMANDER UNFOLDING ORCHESTRA – speldosa och två halva timmars sömn (excerpt), SVENS VAGGSÅNG / SPELDOSA OCH TVÅ HALVA TIMMARS SÖMN (Thanatosis, 2026)
NOÉMI BÜCHI – i was almostr there, EXUVIE (-ous, 2026)
NOÉMI BÜCHI – i suppose, EXUVIE (-ous, 2026)
SICKER MAN – johatsu, SPÖKENKIEKER (blankrecords, 2026)

bobo & behaja | aia haja? @ tinnitist (ca)

Albums Of The Week: Bobo & Behaja | Aia Haja?

By

Darryl Sterdan

-

2026-02-19

THE EDITED PRESS RELEASE: “Isolated from the rest of the group at the front of the plane taking us from Budapest to Zurich, Behaja left without waiting for us, confidently following a group of travellers who had gone to catch their connecting flight,” recalls one of the Franco-Malagasy guitarist’s bandmates — a list that includes vocalist Ekaly, also saxophonist Maxime Bobo, bassist François Rosenfeld and drummer Gérard Rakotoniaina. “Lost in switzerland’s largest airport, he had no phone and he speaks neither French, English nor German.

“After an hour and a half of searching and several public announcements to the thousands of travellers, the airport police, initially uncooperative, finally found him at the end of a corridor. Finally reunited, we managed to catch the transfer to Paris at the last minute, but some of the suitcases — checked in hastily — were loaded into the hold of a different plane.

“A few days later, we set off to record our first album, deprived of much of our equipment — horn loudspeakers, karaoke amplifiers and homemade effects pedals that reproduce the sonorities of the ‘bal-poussière’ ceremonies of south-western Madagascar — which the airline sent us after a week’s wait. So it was only during the last two days in the studio that the conditions were right for recording the tracks for this album.

“The repertoire, largely created in Madagascar and then performed on stage during a European tour of some 30 concerts, is based on the new rhythms, structures, instrumental and vocal techniques of contemporary tsapiky, of which Behaja is one of the most emblematic musicians.”

bobo & behaja | aia haja? @ rfi (fr)

#SessionLive La Cafetera Roja (Italie/Fr) + playlist Sophian Fanen

Publié le : 21/02/2026 - 07:00

Du rock politique groenlandais des années 70 aux cafetières rouges fatto in italia, tout est en libre service !
Tous les mois, le critique musical Sophian Fanen, du
site Les Jours, sélectionne 5 titres. Pour février, les élus sont :  

Nilza Costa, Oxum, tiré de l'album Cantigas (Brutture Moderne, 2026)

Momoko Gill, No Others, tiré de l'album Momoko (Strut Records, 2026)

Danyl, Ya Habiba, tiré de l'album Zmig (Structure, 2026)

Bobo & Behaja, Parepare, tiré de l'album Aia Haja? (Carton Records, 2026)

Sumé, Piffiit Nutaat, tiré de l'album Sumut (ULO, 1973).

simon henocq | we use cookies @ pointbreak (fr)

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simon henocq
— chronique


par guillaume malvoisin
photo © COAX

cet article est extrait du numéro 9 de notre revue papier

Simon Henocq électronique
Luca Ventimiglia électronique (tr. 8)

carton records
avril 2025

Il y a des dissolutions qui réussissent mieux à certains qu’à d’autres. Pour Simon Henocq, c’est certain. Sa musique, au « langage physique et instinctif » revendiqué, fait même de la dissolution une pratique aussi familière que pourrait l’être le simple geste d’ouvrir la cabine d’une douche pour vous et moi. Sans faire le zouave avec les épithètes, c’est important de remettre sur l’établi des notions comme le liquide, le familier et le dissolu pour évoquer We Use Cookies, dernier disque d’Henocq. Pilier du Collectif Coax, militant olympien, artiste bruitiste, l’électronicien délicat pousse un peu plus loin l’intimité du désordre. Liquide, la musique qui s’écoule de We Use Cookies l’est d’évidence. Organisée en couches fluides et multiples, avançant dans une progression régulière au fil des 10 plages du disque, à la cohésion impressionnante, malgré les sautes d’humeur et de dynamique. Ainsi, Kill Switch perturbant jusqu’à s’en faire le promontoire, les traitements d’Argile, track précédent. Ainsi chaque pulse sonore est propulsé par l’idée qui la suit, sans s’effacer mais en se dissolvant, avec ce qui ressemble au bonheur, dans les idées suivantes. We Use Cookies devient alors un artefact de sédimentation sonore, une action qui doit être autant plaisante à entendre que fascinante à voir.
Mais la dissolution, radicale et brutale, à l’œuvre dans le disque, travaille, par ailleurs, un supplément au simple jeu de tension/pulsation. Et c’est là que la familiarité entre en action. Le sonore de We Use Cookies pourrait se faire aussi accueillant qu’un bureau de vote un matin de dissolution inopinée. Pourtant, ce qui est joué et se joue dans ce disque relève moins de l’étrangeté que de l’évidence. Laissant la stratégie du chaos à quelque vieux stal’ en campagne, Simon Henocq joue le jeu de la noise en rendant les sons « à leur état sauvage » comme le formulerait Catherine Guesde, sans les perdre de vue pour autant. Son instinct le pousse à canaliser cette sauvagerie pour non pas la ramener du côté de l’apprivoisé mais sur le terrain du sublimé, ouvrant des passages audios impressionnants, comme cette bascule de la fin de S.T.I.R. Moins dissoute que magnifiquement dissolue.

reviewSeb Brunsimon henocq, wuc
simon henocq | we use cookies (live) @ pointbreak (fr)

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7.02, biennale souffle
ici l’onde – cncm
— chronique


par Selma Namata Doyen
photo © ici l’onde

Le cadre est posé d’emblée et se construira peu à peu. : We Use Cookies est une forme articulée en séquences nettement dessinées, avec ses paliers d’intensité, ses suspensions, ses fractures. Joie intime, Simon Henocq en donne la première version jouée sur acousmonium. Son écriture reste au centre des enjeux mais trouve un espace d’interaction supplémentaire à ce qu’on a pu entendre sur disque. Nouvel espace particulièrement fin, trajectoire sonore rigoureuse. Des blocs électro-noise compacts, saturés, presque abrasifs, cèdent la place à des étendues plus aérées où chaque grain, chaque vibration devient perceptible. Henocq travaille la durée avec une précision d’orfèvre : il installe une boucle, la laisse proliférer, s’éroder, muter. Puis bascule. Pas d’effet gratuit — les transitions structurent réellement le parcours. La partition existe, tangible. Pourtant, elle respire. Certaines sections s’allongent, d’autres se resserrent selon l’énergie du moment. À plusieurs reprises, une tourne se stabilise, permettant au musicien de se mettre en retrait, d’écouter comme un·e auditeur·ice parmi d’autres, d’ajuster imperceptiblement. Cette vigilance fait partie intégrante du dispositif : la composition n’est pas figée. Elle avance. Mieux, elle se déploie. La spatialisation sur l’acousmonium Alcôme, assurée par Armando Balice, reste secondaire dans la hiérarchie des enjeux musicaux, mais elle sous-tend avec force la réussite de représentation. Elle impressionne, au sens premier du mot, par sa précision. Les masses circulent, les impacts surgissent latéralement, certaines fréquences enveloppent littéralement le corps. À chacun·e son degré d’abandon : hypnose pour certain·es, contemplation pour d’autres. Henocq demeure, quant à lui, intensément connecté, à son set comme à la salle. Charisme discret, nonchalance apparente, bienveillance tranquille — et concentration totale. Une tension traverse l’ensemble — brute et scintillante à la fois — comme le pigeon mort et pailleté d’or fin de la pochette du disque éponyme de ce set : image dérangeante et brillante, trivialité assumée, éclat inattendu. La musique tient ce même équilibre. Ça cogne, ça irradie. On coche « accepter les cookies ».

reviewSeb Brunsimon henocq, wuc
simon henocq | we use cookies @ les inrockuptibles (fr)

Live techno renversant

De 19 heures à 23 heures, tout s’est passé dans la salle en sous-sol. Entièrement conçue pour l’acousmonium (ensemble de haut-parleurs) de la compagnie Alcôme, en lien avec le Conservatoire à rayonnement régional du Grand Chalon, la soirée a alterné diffusion de courtes pièces electro-acoustiques et live spatialisés.

Côté pièces, mention spéciale à Parturition (2026) de Aude Husson Patru, très puissante évocation sonore d’une mise au monde. Côté live, acclamation totale pour Simon Henocq, qui a sculpté durant près d’une heure sans temps mort un intense matériau électronique – tendance techno industrielle – avec autant de finesse que de vigueur. On recommande au passage fortement l’album We Use Cookies, sorti en 2025, qui constitue la matière première de ce live renversant. L’incontestable pic de la soirée et du week-end.

Le festival Souffle s’est déroulé du 30 janvier au 8 février 2026 à Dijon.

bobo & behaja | aia haja? @ tinnitist (en)

Next Week in Music | February 16-22 • The Short List: 21 Titles You Want to Hear (Part 1)

By Darryl Sterdan - 2026-02-15

It has been one of those days when nothing works right. Not my fingers; not my brain; not my laptop; not the Internet. So screw it; I give up. But somehow, despite all the roadblocks and setbacks and dumbassery, I have still managed to put together this list of worthwhile music. Here are your plays of the week:

Bobo & Behaja

Aia Haja?

THE EDITED PRESS RELEASE: “Isolated from the rest of the group at the front of the plane taking us from Budapest to Zurich, Behaja left without waiting for us, confidently following a group of travellers who had gone to catch their connecting flight. Lost in Switzerland’s largest airport, he had no phone and he speaks neither French, English nor German. After an hour and a half of searching and several public announcements to the thousands of travellers, the airport police, initially uncooperative, finally found him at the end of a corridor. Finally reunited, We managed to catch the transfer to paris at the last minute, but some of the suitcases — checked in hastily — were loaded into the hold of a different plane. A few days later, we set off to record our first album, deprived of much of our equipment — horn loudspeakers, karaoke amplifiers and homemade effects pedals that reproduce the sonorities of the “bal-poussière” ceremonies of south-western madagascar — which the airline sent us after a week’s wait. So it was only during the last two days in the studio that the conditions were right for recording the tracks for this album. The repertoire, largely created in Madagascar and then performed on stage during a European tour of some 30 concerts, is based on the new rhythms, structures, instrumental and vocal techniques of contemporary tsapiky, of which behaja is one of the most emblematic musicians.”

tangent mek | immutable traveler @ African Paper (de)

Ankündigung: Am 6. März erscheint “Immutable Traveler” von Tangent Mek als CD und zum Download bei Carton Records in Kooperation mit Ligne de crête. Unter dem Namen firmieren die drei Musikerinnen Anouck Genthon, Anna-Kaisa Meklin und Marina Tantanozi. Das Album, das im vergangenen Jahr bereits von Montagne Noir digital herausgebracht wurde, wurde während einer Residenz im okzitanischen Benediktinerkloster Sorèze aufgenommen und versammelt improvisierte Musik für Violine, Viola da gamba, Flöten und Stimme. Die Aufnahmen entstanden in Räumen der Abtei, deren jeweils sehr unterschiedliche Akustik die Stücke prägt. 

Tangent Mek arbeiten, so heißt es vom Label, ohne vorab festgelegtes Material und entwickeln ihre Musik aus gemeinsamer Improvisation. Gespräche, Erinnerungen und langfristige Arbeitsprozesse fließen somit ebenso ein wie das wiederholte Aufnehmen, Überarbeiten und Verdichten des Klangmaterials. “Immutable Traveler” bewegt sich im Feld von Improvisation, Drone, experimentellen Folkansätzen und sogenanntem Soft Noise. Referenzen spielen ebenfalls eine Rolle, so nimmt das bereits erhältliche Titelstück textlich auf ein Gedicht von Etel Adnan Bezug und ist musikalisch inspiriert von einem Lied von Stelios Petrakis. Pünktlich zum Releasedatum gehen Tangent Mek auf Europatour.

Live:

06.03: Kulturbrauerei, Luzern (CH)
08.03: KM28, Berlin (DE)
11.03: Der Hanse, Dresden (DE)
12.03: Galeria Toy Piano, Wrocław (PL) – tbc
13.03: Punctum, Prag (CZ)
15.03: Raumschiff, Linz (AT)
17.03: Echoraum, Wien (AT)
19.03: Vekks, Wien (AT)

she's analog | danse macabre @ un canon sur le zinc (fr)

CURIOSITE SONORE « Submersible »

Rencontre croisée avec Nathalie ONG & Sébastien BERANGER qui nous présentent leur création sonore intitulée « Submersible » qui explore le monde sous-marin. Une performance électroacoustique live qui mêle art acousmatique et création radiophonique.

Playlist musicale dans l’ordre chronologique :

  1. SHE’S ANALOG « Danse Macabre », générique [No Longer, Not Yet – Carton Records, Torto Editions – 2025]

  2. SINKS « Ageing » [Ageing – Korobushka Records – 2025]

  3. MIKE MAJKOWSKI « Part I », fond sonore [Tide – Room40 – 2025]

  4. DJ HARAM « Fishnets » [Beside Myself – Hyperdub – 2025]

  5. LANKUM « Ghost Town » [Ghost Town – Rough Trade – 2025]

  6. NATHALIE ONG & SEBASTIEN BERANGER « Submersible » [Submersible – 3f – 2025]

  7. LAWRENCE ENGLISH, STEPHEN VITIELLO & BRENDAN CANTY « With Brendan » [Trinity – American Dreams – 2025]

  8. BORJA FLAMES « Negro Negro » [Nuevo Medievo – Les disques du Festival Permanent, Murailles Music – 2022]

  9. BASEL ABBAS & RUANNE ABOU-RAHME « Where have our beloved ones gone » [Only Sounds That Tremble Through Us –  Bilna’es – 2025]

tatiana paris | t h a l l e @ the new noise (it)

Di ritorno dopo il suo esordio Gibbon del 2022, Tatiana Paris non pubblica un disco, ma una sorta di organismo vivente. Un organismo che tramite una fotosintesi mirata ci nutre liberando nell’aria arie nebulose, sulle quali la musicista interviene. Il suo incedere oscilla fra strumentali cheti ed arrangiamenti acustico-rumoristi. Ricorda vagamente quell’onda magica e acustica che spesso accompagnava le uscite Tomlab, una sensibilità che di questi tempi si vede rifiorire anche nelle produzioni di aus e di Flau Records ad esempio, anche se qui, tramite il cantato, l’approccio vira in direzione di qualcosa di più intimo ed orecchiabile. I brani sembrano formarsi per genesi biologica, quasi come il corallo in copertina, molecola dopo molecola in forme e colori delicati. La chitarra boccheggia fra un respiro e l’altro, placida, a dare grumi di suono che a tratti potrebbero ricordare la magia dei Gastr Del Sol in trasparenza, quasi come se invece di spartiti Tatiana suonasse direttamente degli erbari, dando il via a piccoli caos appena percettibili, come minute forme di vita sotto il vetrino di un microscopio. Quando poi interviene l’organo di Rachel Langlais nelle due parti della title-track la magia si fa ieratica e immobile, quasi ci costringesse a cercarne una presenza con lo sguardo oltre che con l’udito. Il ritorno della voce nella conclusiva “salluit” (tutti gli interventi vocali sono tratti da poemi di Pierrick Pagé, Joséphine Bacon e Marie Andrée Gill) è un commiato crepitante e misterioso, un breve attimo di crescita e di luce condivisa fra esseri in continua evoluzione e cambiamento.

société étrange | coquet @ novaradio città futura (it)

Le Selezioni Musicali del Martedì – 3 febbraio 2026

Le Selezioni Musicali del Martedì, lo spazio in cui la ricerca è il motore e la musica è al centro, senza distinzioni di genere o epoca, con scalette sempre aggiornate, tra ultime uscite e ristampe, nuove leve e artisti di culto.

Playlist:

TVOD – Super Spy (live)
Ty Segall – L.A. Woman (live)
Société Étrange – Coquet
Green-House – Farewell, Little Island
Dialect – Sky Receiver
Tobacco – Step Animal
Mandy, Indiana ft. Billy Woods – Sicko!
RIP Magic – 5words
Walter Verdin / Peaking Lights – Miminalize
Exek – Arrivederci Back Pain
Weird Nightmare – Might See You There
Rolling Blackouts Coastal Fever – Sunburned in London
Beck – Michelangelo Antonioni

tatiana paris | t h a l l e @ à découvrir absolument (fr)

Carton Records a ce pouvoir de nous magnétiser par l’inconnu, par le prisme d’escapade musicale aventureuse. Au gré des sorties, il nous arrive de nous fondre dans le minéral ou de nous plonger dans les méandres de quelque chose de plus organique.

Avec Thalle de Tatiana Paris, c’est une sorte d’apogée, de pièce unique, inaltérable, parvenant à nous happer dans un inconfort sonore (intro) qui joue à la fois son rôle d’appât, mais surtout de procession vers un autel recouvert de cette thalle qui se déploie avec un détachement quasi-surnaturelle. Foisonnant et prégnant, la musique balise un chemin d’excellence, s’extirpant des flots balisés, pour mieux traduire ce que l’évanescence peut produire quand elle n’est pas la racine du futile (Hibbon inédit fantastique de Low) A tomber comme du Gastr del Sol, cela nous fait fondre comme certains travaux de field recording hébergé par l’excellent label Aagoo records, c’est lumineux comme un lever de soleil dans les brumes légères d’un sommet vosgien l’été.

Thalle est la traduction musicale parfaite du mot EMOTION, une ballade sans âge, une plongée, telle celle du Discovery One vers ce que nous ne pouvons imaginer, une frontière, celle qui répondrait à la possibilité que l’infini puisse avoir une fin.

Entre structures sonores planantes et pleines de bruits, de propositions d’évasion, Thalle est une envolée émouvante, presque mystique, et pourtant bien ancrée dans le sol, avec des racines qui seraient orientées vers le ciel. Terrassant de beauté.

générique mardi | rebecca @ muzzart (fr)

Juliette Pym et Bonella Holloway forment Générique Mardi, duo excentrique pop lo-fi rachitiquement no-wave qui part génialement de travers. Elles marient les genres ici dub dirait-on (You cross the line), Waiting room en attente de soins narre le délire du secteur santé. Il accroche, de par ses sons et son histoire qui pourrait mener à l’insanité. Les Toulousaines, inventives, minimales, s’emballent sur A place for us. Basse charnue et sonorités volantes triturées assurent l’accroche, alors que la cadence se fait sèche et cinglante. Parfait. Il y a une place pour elles, assurément, dans le paysage indé de nos prairies. Bathwater m’évoque Young Marble Giants, Laurent Santi de chez Cœur sur toi va encore palper du biffeton avec cette parution K7 digne de la plus majeure des majors. Pour le coup il partagera avec AB Records, lui aussi avide de caillasse, y’a qu’à voir son catalogue…bref, c’est une histoire de fouilles pleines tout ça! House of cards séduit quand vient son tour, dans la lignée magnifiquement dénudée de l’ensemble. Il fuse, rêve de par ses vocaux.

Second volet, Narrow cages et cold-wave là encore merveilleuse, bancale et irraisonnable. J’entends, là-dedans, le courant late 70’s et sa foison de projets en marge. Lights turn green en sort, on en loue les sons foufous et le climat dépeigné. En France on a « tout qu’est-ce qu’y faut », pour le coup c’est dans le sud qu’on déniche la perle. Compulsif va le devenir, il pollue la draperie. Il gémit, se souille et médicationne. Rebecca excelle, sans faire la belle, et groove on drugs. Dick meditation, vague cold des plus fréquentable (quoique…), en Anglais, médite sur la b+++. Dans les textes, il y a matière. Le terminal La fête pulse et flirte avec le club, Rebecca moi je kiffe et je parierai qu’il en sera de même pour mon réduit mais fidèle lectorat.

elastic systems | demo @ it's psychedelic baby magazine (si)

Hopping over from the ridges of Nantes, Arnaud Aubry and Thomas Durand began their adventure as Elastic Systems in 2022, diving deep into human/machine synergy by means of wiggly electronic playtime.

Electronic drums and MIDI wares play interchangeably complementary roles and generate disparate forms that range from jaunty krautrock to sinewy body music to the open-ended chiptune of yesterday’s tomorrow. At times highly technical and angular, Elastic System’s improvisations can just as soon melt into free-floating waveforms that push listeners – and their dance moves – to engage in a perpetually shifting sonic worldbuilding, bringing it all together in a choose-your-own-adventure cascade of relentless euphoria.

When did Elastic Systems start? 2022?

Elastic Systems started in the summer of 2022, a moment in our lives when we had free time and wanted to try a new band based on the use of an electronic drum set. We spent several weeks trying dumb and funny jokes that later became songs.

I know only one three-track demo from you. Is this your only release?

The demo is the only release available for now. They were actually just recordings of rehearsals that we wanted to share to find our first gigs.

You are a duo. Can you introduce yourselves to me? Who are you? How old are you? How did both of you meet? What’s your musical background? Did you play in other bands before? Did you have any formal musical training? Did you study music?

We are Thomas Durand and Arnaud Aubry, respectively 30 and 31 years old. We didn’t grow up in arty families and explored music ourselves during our teenage years. We met at this point, going to experimental and punk gigs in Nantes. We were 17 and curious for new experiences in music and life. Thomas is a completely self-taught musician and has produced singular music under many aliases, such as the ongoing project Tutoriel. Arnaud started by taking drum lessons, and then later by doing a lot of improvisation by himself in the attic of his family’s house. He has later been part of several formations as a drummer, where improvisation always played a big part. Elastic Systems isn’t our first band together, as we played together in a punk band called Virage and a pop band called Shy Accident.


full interview here

tout bleu @ la centrifugeuse (fr)

Depuis le 19 septembre 2006, la Centrifugeuse est une émission musicale diffusée 1 mardi sur 2 de 20h à 21h30. Retrouvez là sur les ondes de la radio Canal Sud 92.2 FM (Toulouse et ses environs) ou sur le site internet de Canal Sud. L’émission propose un grand mélange en défendant toutes les musiques indépendantes, de la musique contemporaine au noise rock, en passant par la folk, la pop, le jazz, la soul… Avec son envie de décloisonner les genres musicaux et montrer les liens qui existent entre eux. Il y a assez de cloisons sociales, pourquoi créer des frontières musicales ?